Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agrumes

Méthodes de multiplication des agrumes et techniques de greffage.

Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agrumes

Messagepar bouladou » 21 Déc 2012, 10:54

Je tente un "Wiki" sur ce sujet: Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agrumes
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La reproduction des végétaux
http://soutien67.free.fr/svt/vegetaux/reproduction.htm


Lexique :
Glossaire botanique : http://www.jardinsdugue.eu/glossaire-botanique/?Ind1=A .

angiosperme : regroupe les plantes à fleurs, et donc les végétaux qui portent des fruits.

Angiosperme signifie « graine dans un récipient » en grec par opposition aux gymnospermes (graine nue). Plante à graines dont l'ovule est fécondé par l'intermédiaire d'un tube pollinique.

Autofécondation : fécondation d’un ovule par du pollen issu de la même plante.

Anthères : Partie terminale de l'étamine contenant le pollen.

l'anthèse : est la période pendant laquelle une fleur est complètement ouverte et fonctionnelle. Le terme peut aussi se référer au début de cette période lorsque l'anthère s'épanouit pour libérer le pollen qui féconde le pistil.

L'apomixie : développement d'un embryon sans la fusion des gamètes mâles et femelles. En botanique, l'apomixie est un mode de multiplication asexuée, sans fécondation et avec modification de la méiose. La pollinisation ne conduit pas à la formation d'une graine contenant un embryon hybride mais stimule le développement de l'une des cellules diploïdes de l'ovule qui reproduit ainsi le génotype strictement maternel

Apyrénie : La fécondation a lieu, mais les pépins ne se développent pratiquement pas. Le caractère sans pépins est contrôlé par un gène majeur plus quelques gènes modificateurs, d’où une variation du caractère selon le génotype où il est introduit.

Chromosome : Molécules d’ADN et de protéines présent dans le noyau des cellules servant de support à la transmission des caractères héréditaires. Chacun des chromosomes a une forme différente. Nous en avons 23 paires dans le noyau de chacune de nos cellules, 22 sont communes aux deux sexes. Les deux chromosomes restants sont les chromosomes sexuels. Chez la femme, ils forment une paire. On les appelle les chromosomes X. Chez l'homme, ils sont différents, l'un est un chromosome X et l'autre, beaucoup plus court est appelé chromosome Y.

Cotylédons : feuilles primordiales constitutives de la graine. - Chez les plantes Dicotylédones on donne le nom de cotylédons ou de feuilles cotylédonaires aux deux premières feuilles qui apparaissent au moment de la génération. Situés dans la graine, les cotylédons sont chargés de divers types de réserves, protéines, lipides, et sucres. Ces réserves qui se trouvent sous formes complexes, sont dégradées au cours de la germination, par des enzymes. Les petites molécules issues de cette dégradation sont transportées vers l'embryon, qui les utilise pour continuer son cycle de développement.

Diploïde : Se dit du noyau cellulaire, de la cellule, qui contiennent une paire de chaque chromosome caractéristique de l'espèce. Une cellule biologique est diploïde lorsque les chromosomes qu'elle contient sont présents par paires (2n chromosomes). Le concept est généralement à opposer à haploïde, terme désignant les cellules avec des chromosomes en simple exemplaire (n chromosomes).Une cellule compte alors 2 versions pour chacun de ces gènes (exception faite des parties spécifiques aux chromosomes sexuels), les 2 chromosomes d'une même paire possédant les mêmes gènes. Ces deux versions sont d'origine maternelle pour l'une et paternelle pour l'autre, et ont été rassemblées lors de la fécondation (rencontre de 2 cellules haploïdes).
Un organisme ou une partie d'organisme sont dits diploïdes lorsque ses cellules sont elles-mêmes diploïdes.

Embryon nucellaire : issus du nucelle (tissu nourricier de l’ovaire). Ce sont des embryons à 2N (patrimoine génétique totalement issu de la mère, ce sont donc des « clones » de la mère). Ces embryons ne sont pas fécondés, mais leur développement est stimulé par la pollinisation (sans pollinisation, les embryons nucellaires ne se développent pas). Ils ont souvent un développement plus rapide que celui de l’embryon zygotique, ce qui entraîne, en règle générale, l’atrophie ou l’avortement de ce dernier. Chez certaines espèces, les graines ne produiraient que des embryons nucellaires, les embryons zygotiques avortant systématiquement.
L’embryon zygotique, qui hérite du patrimoine génétique des deux parents, il est par conséquent différent de l’organisme mâle et femelle dont il est issu (comme nous sommes différents de chacun de nos parents !). En d’autres termes, l’embryon zygotique, qui formera le plant zygotique, hérite des caractéristiques combinées du parent mâle (apportées par le pollen) et de celles du parent femelle (contenues dans l’oosphère ).(Parent femelle = plan sur lequel on recueille les fruits.)

Gaméte : Cellule sexuée (mâle ou femelle), haploïde, destinée à la fécondation, dont le noyau comporte un nombre N de chromosomes égal à la moitié de celui des cellules originelles. Chez l'homme, le gamète mâle est le spermatozoïde et le gamète femelle est un ovule.

Gymnospermes : sont des plantes faisant partie d'un sous-embranchement paraphylétique des spermaphytes (plantes à graines) qui inclut les plantes dont l'ovule est à nu (non enclos dans un ovaire à la différence des angiospermes) et est porté par des pièces foliaires groupées sur un rameau fertile. Le nom gymnosperme provient du grec gumnospermos signifiant « semence nue ».La plupart des gymnospermes sont des conifères.

La méiose : La méiose se compose de deux divisions cellulaires successives. Elle suit une phase de réplication de l'ADN. Elle aboutit à partir d'une cellule-mère diploïde (2n chromosomes à 2 chromatides) à la formation de 4 cellules-filles haploïdes (n chromosomes à 1 chromatide)
La méiose assure le passage de la phase diploïde à la phase haploïde.

http://www.intellego.fr/soutien-scolaire-terminale-s/aide-scolaire-svt/meiose-fecondation-et-stabilite-de-l-espece/1216

http://www.mescours.info/svt-Meiose__fecondation_et_stabilite_des_especes-43.xhtml

http://lycee-general-poitiers.isaac-etoile.fr/IMG/doc_C1_Meiose_et_Fecondation_participent_a_la_stabilite_de_l_1_.doc

Micropyle : Orifice de l'ovule par lequel le tube pollinique pénètre pour assurer la fécondation.

Monoembryonnées : ne possèdent qu’un embryon zygotique et ne peuvent donc pas être reproduits fidèlement par semis.

Nucelle : Désigne la partie centrale de l'ovule entourée par des téguments; dans le nucelle, le sac dit embryonnaire (sac embryonnaire) se différencie : c'est donc, chez les plantes à graines, un sporange femelle.
Tissus diploïde de l'ovule dans lequel une cellule va subir la méiose.
Tissu parenchymateux diploïde de l'ovule, constituant une réserve pour l'embryon qui la digère progressivement après la fécondation. S'il en reste une partie, on l'appelle alors périsperme.
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Nucelle

Parthénocarpie: C'est la capacité à produire des fruits sans fécondation d'ovule. Le fruit se développe comme si la fleur avait été fécondée, mais les fruits ainsi produits (banane, clémentine, ...) sont vides de graines. Dans ces conditions, seule la multiplication végétative permet à la plante de se reproduire.
• Faiblement parthénocarpique - Seulement quelques fruits sont produits sans pollinisation (oranges Navel).
• Modérément parthénocarpique - culture équitable est produit sans pollinisation, pollinisation établit alors une bonne récolte ("Orlando" tangelo).
• Fortement parthénocarpique - Définit bonne récolte sans pollen ('Tahiti' chaux).
L’oosphère : nom donné au gamète femelle chez les végétaux et les algues. C'est l'homologue de l'ovule chez les animaux. Gamète femelle, qui, après sa fécondation par le gamète mâle (anthérozoïde), donne naissance à l'œuf, ou zygote.

Pistil: Le pistil est l’organe femelle des plantes à fleur, c’est la partie centrale de la fleur, celle qui formera le fruit, et donnera les graines. Le but du pistil est de recevoir le pollen, pour permettre la fécondation de la fleur.

Pollinisation : Les plantes à fleurs ont une reproduction sexuée.
La pollinisation est le transport des grains de pollen (gamètes mâles) vers les stigmates (entrée de l'appareil génital femelle).
Les fleurs de pommiers et de poiriers sont hermaphrodites c'est-à-dire qu'elles contiennent des organes mâles et des organes femelles.
L'organe mâle est l'étamine qui comprend le filet dont la terminaison, l'anthère contient les grains de pollen.
L'organe femelle est le pistil qui comprend l'ovaire protégé par les sépales et dans lequel sont les ovules. L'ovaire est prolongé par un long tuyau, le style, qui se termine par un renflement gluant qui retiendra les grains de pollen : le stigmate.

Polyembryonie : apparition de plus d'un embryon dans une graine.
Chez les plantes, certaines graines contiennent soit deux plants zygotiques, c'est-à-dire un embryon gamétique résultant d'une fécondation (phénomène très rare), soit deux plants génétiquement différents : un des embryons est un embryon nucellaire (clone de "la mère" né sans fécondation et porteur de 100 % des gènes maternels... en théorie, cette pousse donnera exactement le fruit initial) et l'autre est issu de la fécondation avec une autre fleur (ovule + pollen, soit 50 % 50 % avec tous les hasards qu'engendre la fécondation sans compter les possibles hybridations.

Polyploïdes : Une cellule polyploïde d'un organisme contient plus de deux copies (diploïdie) de ses chromosomes.

le stigmate désigne l'extrémité du pistil, ses villosités recueillent le pollen.

Zygote :Cellule résultant de la fusion de deux gamètes, première cellule de l'embryon. Œuf fécondé, mais pas encore divisé.
bouladou
 

Re: Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agr

Messagepar bouladou » 21 Déc 2012, 10:59

http://www.inra.fr/dpenv/roccas03.htm
Les formes cultivées
Le terme « agrumes » correspond à trois genres botaniques : Citrus, Fortunella et Poncirus. Ceux-ci appartiennent, avec huit autres genres, dont Eremocitrus, Microcitrus, Clymenia, Citropsis et Severinia, à la sous-tribu des Citrinae, tribu des Citreae, sous-famille des Aurantioideae dans la famille des rutacées (SWINGLE et REECE, 1967).
Le genre Fortunella désigne les kumquats. Il comprend deux ou quatre espèces selon les auteurs et quelques cultivars commerciaux.
Le genre Poncirus renferme une seule espèce, P. trifoliata (L.) Raf. Elle se distingue des autres agrumes par ses feuilles caduques et trifoliolées. Elle produit des fruits non comestibles, mais elle joue un rôle important en agrumiculture comme porte-greffe.
Le genre Citrus comprend la plupart des agrumes cultivés pour leurs fruits ou pour leurs huiles essentielles (planche 1, 1). Deux classifications du genre prévalent. Celle de TANAKA (1961) identifie 156 espèces, tandis que celle de SWINGLE et REECE (1967) n’en distingue que 16. Selon cette dernière classification, les huit espèces cultivées sont : C. sinensis (L.) Osb., l’oranger, C. aurantium L., le bigaradier, C. reticulata Blanco, le mandarinier, C. paradisi Macf., le pomelo, C. grandis (L.) Osb., le pamplemoussier, C. limon (L.) Burm. F., le citronnier, C. aurantifolia (Christm.) Swing., le limettier, et C. medica L., le cédratier.
LA BIOLOGIE ET LES MODES DE REPRODUCTION
La floraison et la fructification
Dans les régions subtropicales de l’hémisphère Nord, la floraison des agrumes est très abondante. Elle a lieu, pour la plupart des espèces, au début du printemps, mais, pour certains cultivars comme le citronnier Eurêka, elle peut se produire plusieurs fois dans l’année.
Le stigmate est réceptif quelques jours avant l’anthèse et jusqu’à plusieurs jours après. Pour certains cultivars, l’autofécondation est favorisée par la déhiscence des anthères avant l’ouverture des fleurs ou par la proximité des anthères et du stigmate. L’allopollinisation entomophile est cependant prépondérante du fait de l’attirance des insectes pour les fleurs.
La parthénocarpie s’observe pour de nombreux cultivars. Les orangers Navel, les mandariniers Satsuma (planche 1, 1), les limettiers Tahiti, les clémentiniers en autopollinisation, quelques pomelos et pamplemoussiers présentent cette particularité.
La polyembryonie
Pour la plupart des cultivars, les graines contiennent plusieurs embryons : un embryon sexué et des embryons somatiques issus des cellules du nucelle. Ces embryons surnuméraires possèdent le même génotype que la plante maternelle et ne se développent, semble-t-il, qu’après la fécondation du sac embryonnaire. Le nombre de ces embryons varie de manière importante — de deux à plus d’une dizaine — selon les cultivars. Seules deux espèces, C. medica et C. grandis, ne présentent que des cultivars produisant des pépins monoembryonnés d’origine sexuée.
L’apomixie partielle, qui résulte de la compétition entre l’embryon sexué et les embryons nucellaires, a des implications importantes pour les programmes d’amélioration génétique. L’embryonie nucellaire est, en effet, un obstacle à l’obtention d’hybrides ou de descendants par autofécondation. Elle permet, en revanche, la multiplication conforme des porte-greffes par semis.
La stérilité gamétique et l’incompatibilité
La stérilité pollinique affecte de nombreux cultivars d’agrumes. Elle peut être complète, comme pour l’oranger Washington Navel, ou partielle, comme pour les pomelos Marsh et Thompson et le citronnier Eurêka, qui ont une faible proportion de pollen viable, de l’ordre de 5 à 15 %. La stérilité femelle, quant à elle, se rencontre chez les mandariniers Satsuma, le pomelo Marsh et les orangers Washington Navel, Hamlin et Valencia.
L’auto et l’inter-incompatibilité s’observent fréquemment. Tous les pamplemoussiers sont auto-incompatibles. plusieurs hybrides ou supposés tels le sont également : les Tangelos Orlando et Minneola. les cultivars Robinson. Nova, Page, Fairchild, le Clémentinier. Certains cultivars d'Oranger et de Citronnier le seraient également (Frost et Soost, 1968). Certains cultivars auto-incompatibles sont également incompatibles en croisement : Orlando et Minneola, Robinson Nova et Page et quelques cas d'inter-incompatibilité unilatérale ont également été cités. La plupart des hybrides entre cultivars auto-incompatibles présentent ce même caractère. Ces résultats sont cohérents avec une incompatibilité de type gamétophytique, gouvernée par une série d'allèles S. L'existence de 8 allèles a été proposée par Soost (1969). Chez le Clémentinier. Cette incompatibilité gamétophytique ne revêt qu'un caractère partiel, quelques tubes polliniques atteignant l'ovaire. Ces incompatibilités peuvent être contournées par l'application d'exsudats stigmatiques, ou d'extraits de pollen avant autopollinisation ainsi que par des pollinisations répétées de fleurs immatures.
Les stérilités gamétiques et l'incompatibilité gamétophytique peuvent être une gêne pour le sélectionneur, mais elles lui offrent. en combinaison avec la parthénocarpie (très largement répandue dans le genre Citrus). L’opportunité d'obtenir des cultivars à fruits aspermes.

Polyembryonie à monoembryonie
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Origine des embryons :

Les embryons formés à l’intérieur du pépin d’agrume sont de deux types :
l’embryon zygotique (ou gamétique) provient de la fusion des gamètes mâles et femelles. Cet embryon hérite donc des caractéristiques combinées du parent mâle apportées par le pollen et de celles du parent femelle contenues dans l’oosphère.
Les embryons nucellaires sont issus du développement des cellules du tissu nourricier de l’ovaire. Ils donnent, pour cette raison, des individus identiques au pied mère (clones), car ils hébergent le même stock chromosomique que lui. Le développement de ces embryons est souvent plus rapide que celui de l’embryon zygotique, ce qui entraîne, en règle générale, l’atrophie ou l’avortement de celui-ci.


Degré de polyembryonie

Le degré de polyembryonie varie selon les espèces et les cultivars :
Chez certains cultivars comme les cédratiers, pamplemoussiers, clémentiniers, bergamotiers, le pépin ne contient qu’un embryon zygotique. Il s’agit donc de génotypes monoembryonés ne pouvant être multipliés de façon conforme par semis ;
Dans d’autres cas, le degré de polyembryonie est très élevé : 90 % ou plus. C’est un avantage qui est exploité pour la propagation de lots de porte-greffes homogènes : bigaradiers, poncirus trifoliata, citranges… Cette propriété est utilisée également pour régénérer de vieilles lignées d’orangers, mandariniers, pomelos et hybrides, affectées par des maladies transmissibles par la greffe qui ne sont, en effet, que très rarement propagées par semis. La procédure est désignée sous le terme de sélection nucellaire ;
Certains types d’agrumes présentent un taux de polyembryonie intermédiaire situé entre 60 à 70 % : il s’agit des citrumelos, ou du porte-greffe Flying-Dragon, par exemple. Dans ce cas, un tri sévère doit être effectué en pépinière, pour éliminer tous les plants qui sont soit trop petits, soit trop grand par rapport à la moyenne générale, car ils présentent une plus grande probabilité d’être d’origine zygotique.

Une ou deux pousses ?
Certaines graines d'agrumes produisent deux pousses lorsqu'elles germent : elles sont dites polyembryonées. L'un des embryons provient de la fécondation (embryon gamétique) ; l'autre pas (embryon nucellaire). Cette différence est fondamentale pour l'agrumiculteur en herbe. En effet, l'embryon nucellaire n'est pas le résultat de la fécondation : il s'agit d'un clone du parent maternel. L'embryon gamétique, pour sa part, est le résultat de la fécondation : il peut donc produire un plant génétiquement différent du parent, par croisement avec le pollen d'une autre espèce d'agrume ou du moins d'un autre individu. Ainsi, si vous faites germer des graines d'oranges Valencia, vous obtiendrez une pousse de Valencia (embryon nucellaire) et une pousse d'agrume d'une variété indéterminée (embryon gamétique). Vous pouvez garder les deux pousses en les séparant assez tôt après la levée. Notez que le clémentinier ne produit pas d'embryon nucellaire en conditions naturelles et que le pamplemousse et le kumquat sont quant à eux monoembryonés

Liens:
http://bacteries-champignons.blogspot.fr/2012/02/choix-du-porte-greffe-des-agrumes.html
http://www.pomum.fr/?p=67#footnote_5_67
http://www.hort.purdue.edu/newcrop/tropical/lecture_32/lec_32.html
http://citruspages.free.fr/classification.html#monotypes
http://www.inra.fr/dpenv/roccas03.htm
http://www.jle.com/e-docs/00/00/EA/D2/article.phtml
http://www.jle.com/e-docs/00/00/EA/D2/article.phtml?fichier=images.htm
http://websites.lib.ucr.edu/agnic/webber/Vol2/Chapter2_4.htm#polyembryony
http://websites.lib.ucr.edu/agnic/webber/Vol2/Chapter2_1.htm#pistil
VOLUME II. ANATOMIE, PHYSIOLOGIE, LA GÉNÉTIQUE ET REPRODUCTION
Je ne comprends pas tout !!!!!
Polyembryonie
Observations perso sur la polyembryonie
Est-ce bien normal ?
Classement des agrumes polyembryoniques.
Papedas ?
http://librairie.immateriel.fr/fr/read_book/9782876142923/e9782876142923_c01
http://books.google.fr/books?id=FxMsqJwYe3AC&pg=PA637&lpg=PA637&dq=La+st%C3%A9rilit%C3%A9+gam%C3%A9tique+et+l%E2%80%99incompatibilit%C3%A9&source=bl&ots=47Y9wboptA&sig=qWeSWibnr-3VwXaVYgLXdA-Wii8&hl=fr&sa=X&ei=5Z7JUODyPO7Y0QWe84HIDg&sqi=2&ved=0CFEQ6AEwBw#v=onepage&q=La%20st%C3%A9rilit%C3%A9%20gam%C3%A9tique%20et%20l%E2%80%99incompatibilit%C3%A9&f=false
http://biblio.rsp.free.fr/AcceuilRsp.htm

Extraits de discussions sur le sujet:
par Sylvain » 19 Nov 2007, 00:00
Le nucellaire est le grand pied, d'ailleurs c'est expliqué dans ce site: http://www.hort.purdue.edu/newcrop/trop ... ec_32.html
Ce site est très brouillon, mais vers le milieu de la page tout est expliqué.
Les embryons nucellaires "germent" à la face interne de la membrane nucellaire, l'embryon zygotique à l'apex de la graine. Ils vont "pomper" les réserves de l'endosperme pour les stocker dans leurs cotylédons.
Le problème, c'est que la croissance des embryons nucellaires est déclenchée par la fécondation alors que l'embryon zygotique ne démarrera que quatre semaines plus tard, quand les nucellaires auront pompé tout l'albumen!

par Sylvain » 01 Fév 2008, 22:59
Non, non. Mais comme on est pédagogue, on va t'expliquer jusqu'à ce que tu comprennes.
Chaque embryon nucellaire ou zygotique a ses deux cotylédons. Avec un peu de doigté on sépare très bien les différents embryons avec leurs deux cotylédons. Le tout est imbriqué pour former la graine. La taille des cotylédons peut être incroyablement différente d'un embryon à l'autre et même sur le même embryon. Il faut bien reconnaitre que les chances de survie sont proportionnelles à la grosseur des cotylédons.
D'après ce que j'ai lus les embryons nucellaires se forment avant la fécondation, donc avant la formation des cotylédons de l'embryon zygotique...et en décortiquant nombre de graines je n'ai pas réussis a mettre en évidence le fait que les cotylédons zygotiques sont découpés, mais que tous les cotylédons sont enlacés, un peu comme un oignon.


par Paf » 01 Fév 2008, 23:07
Oui, il est utile de bien s'exprimer :p

La graine est composée de deux cotylédons, d'un embryon zygotique et parfois de nucellaires.
"Lorsque la graine ne comprend qu'un embryon, les cotylédons sont de grosseur égale. Pour les cas de polyembryonnie, l'un des deux cotylédons est plus gros que l'autre".
Ce dernier est fragmenté et subdivisé de plusieurs embryons nucellaires.

D'après ce que j'avais trouvé et mis sur le forum les embryons nucelaires se forment sous l'impulsion de la fécondation et se mettent immédiatement à grossir en "pompant" l'albumen. Le zygotique a une croissance plus lente et prend 4 semaines de retard.


de rakkham

Je précise que dans certains cas, je n'ai pas pu avoir connaissance de la variété de l'agrume concerné.

Calamondin : 1/3
Kumquat ovale : 0/4 dont un albinos
Kumquat rond : 0/2
Pomelos : 4/11
Citron (var. inc.) : 1/5
Mandarine (var.inc.) : 4/5
Clémentine (var.inc.) : 0/1
Clémentine Nadorcott : 0/1
Chinotto : 0/1

La polyembryonie : Un mode de reproduction rencontré sur agrumes

Les graines, ou pépins, de certaines espèces d’agrumes présentent la particularité, lors de leur germination, de donner non pas une seule, mais plusieurs plantules : elles sont dites « polyembryonées », car elles renferment plusieurs embryons ; ils ont deux origines différentes.

Origine des embryons :

Les embryons formés à l’intérieur du pépin d’agrume sont de deux types :
l’embryon zygotique (ou gamétique) provient de la fusion des gamètes mâles et femelles. Cet embryon hérite donc des caractéristiques combinées du parent mâle apportées par le pollen et de celles du parent femelle contenues dans l’oosphère.
Les embryons nucellaires sont issus du développement des cellules du tissu nourricier de l’ovaire. Ils donnent, pour cette raison, des individus identiques au pied mère (clones), car ils hébergent le même stock chromosomique que lui. Le développement de ces embryons est souvent plus rapide que celui de l’embryon zygotique, ce qui entraîne, en règle générale, l’atrophie ou l’avortement de celui-ci.


En résumé, si tu veux exactement la même plante que celle dont est issue le pépin, tu gardes la grande plantule.
Si tu veux essayer de trouver la variété de pomelo qui te rendra célèbre, (1 chance sur 3 millions..!) ce sera la petite plantule qu'il faut garder.

Si c'est pour du PG, il faut garder que les plus beau mais comme sylvain , les rachitiques je les mets en pot groupés , et je vois.
Cela coute rien.
Par contre, là où je ne suis pas d'accord avec toi sur les zygotes c'est que eux, ils m'intéressent plus que les nucelars.

Hybridation avec Poncirus : père ou mère?
de rakkham le 18 Juin 2011, 09:04
Bonjour à tous, j'ai une petite question qui me taraude et dont j'ai bien une idée pour la réponse mais je souhaitais avoir les avis de personnes plus calées que moi en ce domaine...

Voilà, lorsque l'on souhaite hybrider un citrus X avec un poncirus, vaut-il mieux utiliser le poncirus comme parent père ou comme parent mère?

Je me dis qu' étant donné que le poncirus est trifolié, il serait logique de l'utiliser plutôt comme parent mâle dans l'hybridation de manière à ce que lorsque la graine donne naissance à plusieurs plantules (dans le cas d'agrumes polyembryonniques bien sûr) on puisse repérer aisément le zygotique (et donc l'hybride) qui aura les caractères hérités de son père à savoir être tri ou bifolié à côté des nucellaires qui seront "normaux".
Et que si on l'utilise comme parent mère, on va se retrouver avec des plants zygotiques ET nucellaires qui risquent fort d'être tous trifoliés et là bonjour pour les différencier!

Cette logique s'impose à mon esprit, mais est-elle vraiment logique ma logique???

Re: Hybridation avec Poncirus : père ou mère?
de foufouche le Hier, 02:40
En pleine recherche d'hétérosis à ce que je vois...

Est ce qu'un poncirus donnera toujours + ou - ses caractéristiques de phénotype (foliaire) à la descendance...? n'y a t-il pas de" F1" issu de Poncirus avec absence de ses caractéristiques au niveau du feuillage?

Ca semble moins probable,j'imagine que tout croisement avec Poncirus aura plus ou moins une incidence au niveau feuillage mais en théorie c'est possible il me semble: 50/50 ne veut pas dire que la descendance aura 50% des caractéristiques folaires de l'un et 50 de l'autre....mais dans un pourcentage variable de l'un ou de l'autre..sans compter sur les phénomènes de dominance, récessivité etc..dans le cas des agrumes quid.....

Avec les agrumes et la polyembryonnie, on vire au cauchemar dans la botanique!!!
Aucune piste n'est écartée mon colonel!!

Ensuite, je crois savoir que la descendance d'une hybridation, est plus ou moins variable voir viable selon que l'on utilise mâle/femelle pour le croisement...

Les adeptes de ce sport pourront te répondrent, du moins par expérience...
A l'intuition je dirais comme toi: majoritairement poncirus en pollinisateur sur femelle... à tord ou à raison

Un éclaireur dans les parages?

Re: Hybridation avec Poncirus : père ou mère?
de Olive07 le Hier, 10:22
Extrait du paragraphe traitant de l'assainissement de variétés virosées.
Les Agrumes - Arboriculture, Raymond Loussert, 1989, page 97

"Pour réaliser cette identification on procède sur la variété à régénérer par voie nucellaire, à une hybridation dirigée avec du pollen de Poncirus trifoliata, pollen qui a la propriété de transmettre à l'embryon issu de la fécondation croisée, le caractère dominant de ses feuilles trifoliolées. L'embryon gamétique ainsi marqué sera facilement identifiable car sa plantule sera pourvue de feuilles trifoliolées."

Voila !

Bises à tous !

par bouladou » 30 Nov 2012, 11:57
Pour les costauds du forum : Pouvez vous me confirmer ? que si je prends le pollen d’un agrume polyembryoné comme le Poncirus et que j’ensemence un agrume monoembryoné comme l’Ichangensis j’aurai de fortes chances d’avoir des pépins qui me donnerons un hybride : Ichangensis x Poncirus. Cet hybride aura sera en principe trifolié.
Dans le cas inverse, pollen d’ Ichangensis (mâle) sur Poncirus (femelle), vue la polyembryonie du Poncirus j’ai une chance < 1/100 d’avoir un hybride. Si par miracle cela arrive je le reconnaitrai au fait qu’il se développera moins vite que les autres plantules et qu’il n’aura peut-être pas de feuilles trifoliées. Cet hybride sera Poncirus x Ichangensis.

par Sylvain » 30 Nov 2012, 13:27
Tout est bon sauf:
- Cet hybride sera en principe trifolié.
Pas du tout évident. En fait, c'est quasiment bon puisque tu dis "en principe".
- je le reconnaitrai au fait qu’il se développera moins vite que les autres.
Pas évident non plus.
Je viens de faire une observation dans ce sens. J'en reparle quand c'est confirmé.

par bouladou » 30 Nov 2012, 14:55
Merci Sylvain pour ta réponse rapide.
Pour
un hybride : Ichangensis x Poncirus. Cet hybride aura sera en principe trifolié.

Je suis partie du principe que presque tous les citrumelos: Citrus paradisi × Citrus trifoliata sont trifoliés et que c'était donc le plus probable.
Tu me diras que pour les citranges Citrus trifoliata × Citrus sinensis c'est aussi vrai Donc le Poncirus comme papa ou maman son caractère trifolié semble l'emporter.

par Sylvain » 30 Nov 2012, 15:22
C'est effectivement ce qui se disait, que le caractère trifolié était dominant. Maintenant on a des exemples contraires il n'est donc pas dominant au sens strict. Seulement statistiquement


Note: Un hybride s'écrit: la mére X le pére. exemple: l'eremolemon= Citrus glauca (Femelle)× Citrus meyerii(Mâle)L'arbre qui a donné la femelle (Citrus glauca ) est celui qui a porté la fleur qui a donné le fruit et qui a été fécondé par le pollen du Mâle (Citrus meyerii).
bouladou
 

Re: Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agr

Messagepar bouladou » 21 Déc 2012, 13:10

Ne maitrisant pas totalement le sujet; toutes suggestions, propositions et critiques constructives sont bienvenues. :wink:
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Re: Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agr

Messagepar Paf » 21 Déc 2012, 16:53

Et bien ! Joli travail !
J'étais en train de faire de le faire aussi. Version synthétisée pour affichage sur le blog d'après mes souvenirs et notions de botanique. Du coup je vais piocher ici ce que j'ai oublié d'aborder, et surtout suivre les liens (merci ;))
On va essayer de synthétiser au maximum et d'apporter des descriptions pertinentes. Mieux vaut expliquer peu de choses mais bien que de chercher à tout traiter, ce n'est que mon avis. Nous avons le temps de construire et relever les descriptions / échanges notables du forum.

Pour ce qui est des photos de fleurs / fruits / feuilles / semis à légender, j'ai le stock !
Début janvier, je construirai des icônes pour simplifier les descriptions sur le <futur> blog (par ex feuillage simple ou composé : bifolié - trifolié ; inerme ou épineux etc).

Dans un premier temps, je suggère que nous nous concentrions sur l'origine des Citrus "primaires", de leur diffusion et des croisements naturels (ceux qui sont le plus largement acceptés) qui sont intervenus dans l'histoire car j'avoue patiner sérieusement. Difficile de rédiger un avant-propos un minimum sérieux sans cela. Pour être honnête, s'il n'y a pas d'avant propos sur Agrumes-Passion, c'est pour cette raison :|
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Re: Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agr

Messagepar bouladou » 21 Déc 2012, 20:52

Paf
Et bien ! Joli travail !
Merci Paf
Cela m'a demandé 15 jours de boulot sur ce sujet que je ne maîtrise pas. :oops: Le problème pour moi était de partir du BA Ba accessible au plus grand nombre et de mettre des liens pour ceux qui veulent approfondir pour tenter des hybridations etc. C'est un domaine tellement vaste et complexe que je ne savais pas par quel bout commencer.
Je veux bien participer à ton travail dans la mesure de mes modestes moyens. J'ai trier au mieux les liens les mieux documentés et les plus accessibles. Mais effectivement quelques explications simples agrémentées de photos et schémas seraient le mieux. :wink: J'ai faillis tout envoyé à Olive, qui a un esprit de synthèse bien meilleur que le mien. :D
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Re: Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agr

Messagepar partagas » 21 Déc 2012, 21:27

Tu as droit au Nobel du citron avec ce taf. :wink:
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Re: Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agr

Messagepar eb0079 » 21 Déc 2012, 22:05

Le citron d'or pour Bouladou :mrgreen:
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Re: Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agr

Messagepar Sylvain » 22 Déc 2012, 00:21

Baladou nous fait une rechute! :lol:
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Re: Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agr

Messagepar steinway » 22 Déc 2012, 15:09

Bouladou, tu as trimé dur! :D Tu mérites nos applaudissements... et le prix Nobel
du citron, perso je te l attribue volontiers aussi. :wink:
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Re: Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agr

Messagepar jm » 22 Déc 2012, 18:12

C'est du costaud ! Je le lirai petit à petit. Il y a un truc bizarre qui m'a intrigué c'est "Tahiti chaux", puis j'ai fini par comprendre : chaux c'est lime en anglais. Merci Google. Quoique je ne serais pas contre un Tahiti show par les temps qui courent ! :lol:
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Re: Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agr

Messagepar eb0079 » 22 Déc 2012, 20:24

Il y a aussi le "finger chaux" :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
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Re: Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agr

Messagepar bouladou » 22 Déc 2012, 21:32

Oui, chaux c'est lime. Attention à ceux qui comme moi utilise les traducteurs (google etc) pamplemousse et pomelo sont l'inverse en anglais. Merci à toutes et et tous. :D
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Re: Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agr

Messagepar Sylvain » 22 Déc 2012, 22:12

Et plante est traduit par usine.
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Re: Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agr

Messagepar bourru » 23 Déc 2012, 06:18

bouladou a écrit:Oui, chaux c'est lime. Attention à ceux qui comme moi utilise les traducteurs (google etc) pamplemousse et pomelo sont l'inverse en anglais. Merci à toutes et et tous. :D

Que les traducteurs électroniques te donnent chaux pour lime,
pas bien grave, cela ajoute même une petite touche de surréalisme à ces imbuvables textes du Net.
Plus rageant quand tu alignes une livre et demie pour visiter la collection de lime trees
d'un jardin irlandais et que tu te trouves en face d'une douzaines de tilleuls.
Bien fait pour ma naïveté, j'aurais du me souvenir que
    "un oranger, sous le ciel irlandais,
    On ne le verra jamais"... :wink:
Un jour pourtant, un jour viendra, couleur d'orange...
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Re: Pollinisation, fécondation & reproduction sexuée des agr

Messagepar bouladou » 23 Déc 2012, 16:10

Pour ceux qui ont du mal à ouvrir ce fichier en PDF:
Polyembryonie à monoembryonie
Le voici en petite définition en Jpeg:
Image

Image

Notes: Les sources pour la constitution de ce fichier sont extraites des 10 premiers liens mis plus haut. :wink:
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