Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agrumes

Culture en pleine terre ou en pot, fertilisation, irrigation et taille des agrumes.

Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agrumes

Messagepar bouladou » 07 Jan 2012, 00:21

Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agrumes ?
Suite à cette discussion :http://www.agrumes-passion.com/topic2678.html
Pour ne plus être hors sujet et squatter la discussion de Cheepp j’ai créer cette nouvelle discussion en reproduisant tous ce qui me semble intéressant.
de cheepp le 24 Déc 2011, 16:18
Bonjour

Voici un citronnier de trois ou 4 ans, on me l'a donné. Au sommet parte 3 ou 4 brindilles, ma question et la suivante, dois je le couper à une certaine hauteur pour favoriser le départ de nouvelles branches.
Celui ci est issu d'une graine, il finira bien par fleurir un jour.
Par contre j'ai un gros poncirus trifoliata en pleine terre, puis je le greffer et avec quoi? J'ai un autre citronnier qui lui produit.
Est il possible d'avoir sur la même plante des citrons et des mandarines ou orange ou autres?
Avec mes remerciements.

de Fr@nck le 24 Déc 2011, 18:41
Laisse pousser, si tu coupes ca retardera d'autant la floraison, chaque nœud généré amenant l'arbre à la maturité (les fleurs arrivent en bout de branche)

de Sylvain le 24 Déc 2011, 18:49
> Est il possible d'avoir sur la même plante des citrons et des mandarines ou orange ou autres?
Bien sûr.

de Olive07 le 26 Déc 2011, 14:37

« Sème les pépins, c'est la seule utilisation valable. Ca donne des porte greffes résistants au froid, et qui donnent la meilleure qualité gustative aux agrumes (a part quelques exceptions)
Tu n'échangera pas tes petits plants de poncirus, car en fait, tu n'en auras jamais assez.(c'est le cas de tous ici !)
Je suis en train de préparer une plantation pour le printemps, je pense faire pousser environ 10 000 plantules.
Pour les greffons, il y a des échanges gratuits bien sûr, ici, et aussi sur la bourse aux greffons de Patrice.

Pour apprendre à greffer, tu auras toujours quelqu'un pour t'apprendre.
En attendant, prend des branches quelconques et essaie de les tailler manière greffe, pour avoir le coup de main. »

Vois le site de Patrice : http://WWW.GREFFER.NET

de florilége le 04 Jan 2012, 00:18
bonjour Fr@nk
En ce qui concerne l'entretien d'un semis d'agrume jusqu'à sa floraison, il y a t-il des types de tailles (en hauteur, largeur ou épaisseur....) qui sont plus préjudiciables que d'autres, à cette mise à fleur. Ou bien est-ce la quantité totale de nœuds générés par la plante qui entre en ligne de compte. Dans ce cas il vaut mieux ne pas trop arroser l'agrume de façon à ne pas avoir de trop grands entre-noeuds afin d'éviter de tailler l'agrume.

de Fr@nck le 04 Jan 2012, 01:11
En fait c'est pas le nombre total de nœuds sur l'arbre mais le nombre de nœuds sur le plan vertical, sur l'image c'est carrément plus clair.
Une fois mature si on rabat l'arbre il redevient immature d'autant qu'on a enlevé de nœuds, donc on ne taille pas.
Voir l'explication du Dr. Manners ici ---> http://forums.gardenweb.com/forums/load/citrus/msg0310182631905.html
Image

de partagas le 04 Jan 2012, 12:11
Bonjour Cheep,

Pour les agrumes de semis l'essentiel est de pas couper la tiges principale, on peut raccourcir les latérales sans incidence mais l'apex principal ne doit pas être raccourci, dans ton cas je le palisserai pour éviter qu'il grimpe trop.

de partagas le 04 Jan 2012, 13:30
Dans ton cas la tige principale a déjà grimpée , tu la courbe doucement, presque a l’horizontale quelle soit tenue avec un lien par le bas et par le haut pour quelle ne casse pas, tu attache les liens au pot en faisant des petits trous dessus, il va reprendre sa course, et ainsi de suite tu continues a lui donner la direction que tu veux a chaque démarrage, toujours un liens qui courbe la branche un lien qui retiens pour pas que ça casse.

Quand on palisse dés les plus jeunes âges c'est plus facile, le bois est tendre on lui donne la forme et la direction que l'on veut.
Espalier façon pommier, pêcher etc.. mais chez toi on s'y prend comme je te l'explique car le sujet n'est plus du 1er âge.

En palissant la fructification est souvent accélérée, la sève circule plus vite et de façon uniforme dans la plante, c'est un plus pour des plantes de semis...

de florilége le 04 Jan 2012, 15:27
Partagas, tes explications sont très intéressantes, et elles complètent bien celles de Fr@nk.

de bouladou le 05 Jan 2012, 00:03
Fr@nk & partagas, je dirai même plus vos explications sont hyper intéressantes!
J'ai pas encore tout compris car la traduction du texte anglais n'est pas évidente. :oops:
Mais je vais étudier ça à tête reposée :?: Je pense déjà à palisser mes arbres qui ne fructifient pas encore et les futurs. Faire plusieurs greffes etc....
Cette discussion mériterai un nouveau titre ou une nouvelle discussion: Comment accélérer la mise à fruits des agrumes.
Pour répondre un peu à ma question voilà quelques liens, mais pas top. :roll:



http://www.agrumes-passion.com/topic2678.html

http://www.ired.org/modules/infodoc/cache/files/french/la_voix_du_paysan_186_2006_le_greffage_des_arbres_fruitiers.pdf

http://www.greffer.net/forum/viewtopic.php?t=1642&postdays=0&postorder=asc&start=0

http://www.agrihalieutic.com/index.php?option=com_content&view=article&id=103:la-conduite-technique-des-agrumes&catid=65:projets-agricoles&Itemid=59

http://books.google.fr/books?id=e5LV9r6HepAC&pg=PA176&lpg=PA176&dq=Comment+acc%C3%A9l%C3%A9rer+la+mise+%C3%A0+fruits+des+agrumes.&source=bl&ots=zEwUiv4A3I&sig=9WMLKSt5aZtBYXbGGzsPjUdVCoY&hl=fr&sa=X&ei=Q9QET8yrAoP18QPx9YDVAQ&ved=0CC0Q6AEwAjgU#v=onepage&q=Comment%20acc%C3%A9l%C3%A9rer%20la%20mise%20%C3%A0%20fruits%20des%20agrumes.&f=false


de partagas le 05 Jan 2012, 20:16
Slt Cheepp

Tu commence a cintrer la tige principale la ou elle est plus tendre a mi hauteur a peut prêt. tu t'occupe pas des autres pousses pour le moment, pour commencer le cintrage l’idéal est de le faire quand la plante est bien hydratée, le lendemain d'un bon arrosage par exemple.
Vas y doucement pour plier si le bois est trop dur pour arriver a l’équerre tu le fais en plusieurs coups, un petit peut plus chaque semaine pour arriver a l’horizontale au final.

de partagas le 05 Jan 2012, 21:08

« A ce stade de développement avancé on a pas trop le choix, le bois a déjà pris son inclinaison naturelle on cintre du coté ou le bois pli volontiers, pas l'inverse, y risque de casser de suite ou plus tard sinon, d'où l'importance de commencer a palisser sur de très petit sujet quand on veut palisser bien sur.
Ta bien fait de klaxonner, je n’avais pas précisé ce point important. »


de partagas le 05 Jan 2012, 23:59

« Non pas pour la déco, c'est pour te permettre de le garder a une taille raisonnable, car les semis grimpent pendant des années avant d'avoir des fruits..., et oui par la même, la mise a fruit est plus rapide en palissant le plus possible a l'horizontale, c'est valable pour tout fruitiers »


de bouladou le Hier, 23:56
Suite à ce qu'ont expliqué Fr@nk et Partagas de ce sujet pour Comment accélérer la mise à fruits des agrumes. J'ai retrouvé un autre sujet hyper intéressant de note ami Alias sur greffer.net là:http://www.greffer.net/forum/viewtopic.php?t=3958&postdays=0&postorder=asc&start=0
J'espére qu'Alias et Patrice ne m'en voudrons pas je reproduis ici explication de Sébastien:
Alias :
Je vais vous expliquer ma logique :
Suite à la découverte d'un article Russe sur leur expérience en matière d'agrume et surtout sur la technique de double greffe dans la ramure des arbres.
J'ai découvert qu'il prenait du poncirus comme Pg initial puis qu'il mettait une mandarine résistante au froid ( visiblement satsuma d'après mes recherches) puis il greffait un citronnier .
Et que la tenu au froid frôlait les -10 voir -12°c et pour les meyer presque -15°C.

Perso, j'avais un meyer sur citrange qui a -6°C perd les feuilles et gèle.
J'ai trouvé près de chez moi un gros sujet de meyer qui a déjà tenu à des froid de -9°c sans grand dégât ( 60% défolié)
Quand on sait que le meyer est semi caduque, ce n'est pas grave.

J'ai donc fait des doubles greffes de type:

- poncirus / satsuma de prades / meyer ( résistant )
- poncirus / citrange morton / meyer
- poncirus / segentrange curafo F2 / meyer

Et bien, c'est assez incroyable car les fruits peuvent avoir plus de 6 mois de décalage de maturité.
La taille varie du simple au triple.
Le taux d'acidité et sucre sont totalement différent à maturité égale.


Le résultat:

Le fruit est le plus petit mais le plus précoce sur satsuma et plus doux et l'arbre a une bonne résistance au froid ( -9°c sans dégât même sur fruit).
L'arbre est plutôt grêle mais avec une grosse production.
Sur curafora, le fruit est mur vers noël jusqu'en février, le fruit est beaucoup plus gros , il y a plus d'eau mais sa résistance au froid est identique. L'arbre est magnifique sur ce produit ( port compact).
Et enfin sur morton, la maturité du fruit est vers mars avril, le fruit est énorme. Il y a peu de sucre mais beaucoup d'eau. 40% des fruit son gelé à -9°c et une partie du feuillage grillée.
L'arbre est très vigoureux sur morton , le port est un peu déglingué ( non équilibré)
Ce test a été fait sur 2 sujets de chaque. ( résultat de 4 ans de test)

Conclusion:

La double greffe suivant l'intermédiaire augmente la résistance au froid du greffon, la taille du fruit, la quantité d'acide et de sucre et d'eau.
L'intermédiaire influe sur le port de l'arbre.
Dans la ramure, le greffon est encore plus résistant au froid ( test sur citrange troyer en verger test : Bernard)
Le poncirus permet une augmentation de la résistance au froid de la mandarine qui est ensuite transmise au greffon de meyer.

Alors que le poncirus ne transmet rien au meyer en direct.

:wink: :roll: :mrgreen: :lol: :lol: :lol:

de Olive07 le Aujourd’hui, 00:29
Pour répondre très simplement :
Le même fruit peut avoir des formes, goûts, dates de maturité et résistance au froid très différents suivant le porte greffe sur lequel il est greffé. De plus, on peut greffer sur une greffe, ce qui donne des résultats encore différents suivant l'intermédiaire.

Voilà, il faudrait toute une vie pour explorer le monde des agrumes
bouladou
 

Re: Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agrumes

Messagepar cheepp » 07 Jan 2012, 09:12

Salut Bouladou

Merci d'avoir réunis tout ça, j'irai voir les liens pour apprendre un peu. :D
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cheepp
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Re: Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agrumes

Messagepar bouladou » 08 Jan 2012, 16:51

Voilà qui est encore plus intéressant:

de alias le 19 Fév 2008, 10:19
Je vais rajouter une petite info:
Issu de semi, une plante met entre 8 et 14 ans avant de fleurir suivant la variété, ...
Pour diminuer cet intervalle , il suffit de greffer le semi sur poncirus , on gagne quelques années.
Et ce jeune plant greffe, on peut le regreffer a nouveau sur poncirus pour essayer encore de gagner un peu de temps.


de Sylvain le 19 Fév 2008, 12:39

Je propose de tester une autre procédure. Dès que ton semis a la taille tu prélève un scion que tu greffe sur Poncirus. Au bout de un an ou deux la juvénilité sera levée. alors, on greffe une partie de cette greffe sur le plan d'origine. Il y a ensuite trois possibilités:
-tout le plant perd sa juvénilité
-la greffe redevient juvénile
-seul la partie greffée porte des fruits.

À tester.


de alias le 19 Fév 2008, 16:58
Non Sylvain,

je dis la même chose que toi. Par contre , au lieu de le greffer sur le plan initial , on le regreffe sur un autre poncirus.

Car parfois une seule greffe ne suffit pas en enlever le stade juvénile

de alias le 22 Fév 2008, 14:40
C'est Michel Bachès qui m'a parlé de cette technique.

Et j'ai pu le constater sur Citrange morton mais pas uniquement sur celui la.
Je l'ai constate sur hybride n°206 d' Eisenhut ( N1 trivoss), fraustrimedin sp.

En fait, c'est le poncirus qui permet une mise a fruit rapide.



http://www.agrumes-passion.com/topic80.html
Re: Les Porte-Greffes

de alias le 25 Fév 2008, 22:40
La mise a fruit sur poncirus est rapide et non pas tardive.

La greffe d'eureka sur un volkameriana donne un arbre trés vigoureux et des fruits de taille spectaculaire ( 200 à 300 gr). Par contre , les fruits sont de qualité médiocre.

Sur alemov, les fruits sont de faible qualité (peu sucré acide).
de alias le 26 Fév 2008, 23:38
ok pas de souci:

Les livres s'appellent: la culture des agrumes de A. Colombo aux Editions de Vecchi (page 55)

Citation: " Elle apporte aux plantes greffées une plus grande résistance au froid, une mise en production précoce et une bonne qualité de fruits. c'est également le porte-greffe préféré pour les plantes en pot, d'une part parce qu'il a un effet légèrement nanifiant et d'autre part parce que son système racinaire est superficiel."


et le deuxième: Agrumes de Michel et Bénédicte Bachès aux editions Ulmer ( page 90)

Citation:"Son association avec les Citrus et Fortunella, confère à la plante une mise à fruits très rapide avec une qualité de fruits exceptionnelle"

de Paf le 27 Fév 2008, 00:07
Pour le premier, c'est incorrect puisque l'enracinement 'puissant' du Poncirus est justement 'profond' (pivotant et traçant).
J'ai pu l'observer sur les semis récents.

Quant à Bachès, ils n'utilisent que lui :/

Ceci dit, ses hybrides - citranges - confèrent une mise à fruit plus rapide que le bigaradier (qui est le repère).



Il est bien construit ce livre 'La culture des Agrumes' ?


de alias le 27 Fév 2008, 00:53
J'ai la majorité de mes agrumes sur poncirus et je peux te confirmer que l'enracinement est superficiel (chevelu) avec un pivot.

Toutes les racines nourricières sont sur 40 cm de profondeur. Le pivot sert a tenir l'arbre et a puiser l'eau en profondeur.

Dans des sols peu profond, le pivot ne s'enracine pas.

Le poncirus en fonction du sol, va avoir un comportement différents.

info sur la culture des agrumes:

-de bonnes infos sur les porte-greffes
-de bonnes recettes de cuisine ( limoncello)
-description de quelques agrumes rares ( pursha, lime douce palestine, mandarine king, mandarine cleopatre,
- il est assez complet sur la plantation, culture, fertilisation, multiplication, parasite et maladie
-de belle photo
- un point négatif : mauvaise mise en page de la présentation des agrumes, et un peu rapide a ce niveau.

C'est l'un des seuls livres Francais avec celui de Baches dont je donne plus que la moyenne. C'est un livre complémentaire et intéressant. Je ne me souvient pas avoir lu des aberrations dans ce livre. ( Ce qui est assez rare).

de Sylvain le 27 Fév 2008, 20:09
Il n'y a pas contradiction entre vos informations.
-Le Poncirus avance moins la mise à fruits que d'autres porte-greffe (bigaradier).
- Le poncirus avance beaucoup la mise à fruits par rapport au pied non greffé (franc). Greffé, mise à fruits 2 à 4 ans, franc: 10 à 16 ans.

de Paf le 27 Fév 2008, 20:24
Sylvain a écrit:- Le poncirus avance beaucoup la mise à fruits par rapport au pied non greffé (franc). Greffé, mise à fruits 2 à 4 ans, franc: 10 à 16 ans.

Je pense que ceci est incorrect.
Si l'on greffe un sujet d'un an sur un poncirus d'un an la mise à fruit n'en sera pas anticipée de 8 ! A moins de le perfuser aux hormones

Souvent, et c'est là que la confusion se fait, on parle de greffage de rameaux ou écussons issus d'un jeune sujet sur un porte greffe de 2 ou 3 ans (ce qui équivaut à un sujet de 4 à 6 ans d'âge car leur croissance se fait dans des conditions optimales : amplification) ou bien d'un porte greffe ayant atteint la maturité...
Si l'on compare le poncirus au bigaradier (puisqu'il est encore la 'référence'; comme peut l'être le merisier pour les PG du cerisier), la mise à fruit intervient plus tard.
de alias le 28 Fév 2008, 00:17
Un semi de bigaradier va mettre 8 à 14 ans avant de faire un fruit alors que le poncirus fait des fruits au bout de 6 ans en moyenne.
Il va être mature plus rapidement donc mise a fruit plus rapide que pour le bigaradier.

Je crois avoir trouver notre problème. Le poncirus est caduque donc il a une mise à fruit plus tardive dans la saison. Ce qui évite les gelés de printemps sur les jeunes fleurs et pousses.

Il est vrai que sur bigaradier, mes arbres sont en fleur, pareil sur citrange. Par contre sur poncirus, la majorité de mes arbres commence a peine a démarrer.

Re: Les Porte-Greffes
de alias le 29 Nov 2008, 08:45
Leurs résistances au froid relatives:

citrus:
- alemow ou macrophylla -6°C
- bigaradier -10°C
- Ichang papeda -18°C
- lime de rangpur -10°C
- volkameriana -6°C
- Yuzu -18°C

Poncirus et hybrides:
- citrandarin entre -15 et -18°C suivant le cultivar .
- Citrange carrizo -12°C
- Citrange troyer -14°C
- Citrumelo 4475 -18°C
- Citrumelo de Val Rameh -15°C
- Citremon -7°C
- Poncirus trifoliata -25°C

de alias le 18 Déc 2009, 18:37
Rajout sur les PG: extraits " les agrumes" de la bibliothèque horticole , 1956.

L'oranger doux procure des arbres vigoureux, mais sa sensibilité à la maladie du collet ( gommose) a conduit les planteurs à l'abandonner.
La lime et la limette ne sont pas utilisées dans l'Ouest du bassin méditerranéen. Par contre, la seconde est répandue en Palestine, pour le greffage de l'oranger Jaffa. La limette procure une vigueur modérée et une bonne et rapide fertilité, mais la longévité est réduite. Elle est sensible à la gommose. Les fruits se maintiennent longtemps sur l'arbre. En Égypte, elle procurerait des récoltes supérieures avec Jaffa, Valencia et Satsuma.
Le pomelo ou le pamplemousse ont été conseillés en raison de leur croissance rapide et vigoureuse, mais la fructification se trouve retardée ; les arbres, trop hauts, sont plus difficiles à soigner. On préfère des PG moins fougueux.
Le citronnier présente les mêmes inconvénients et redoute la gommose. Aussi, malgré les belles greffes qu'il donne en pépinière, est-il laissé de coté.
Le rough-lemon ou citronnier de Floride est un hybride supposé d'oranger et de cédrat suivant les uns, de citronnier et de lime, d'après les autres.
Ce PG se distingue par un enracinement traçant, sa grande vigueur et son adaptation aux terres légères et maigres ( sable). On lui reproche de procurer des arbres donnant des fruits de moins bonnes qualités, qui ne peuvent être conservés aussi longtemps sur l'arbre. Il est recommandé pour le greffage des oranges washington navel, dont il améliorerait la productivité, et pour les mandarines et clémentines dont il augmenterait le calibre.
Le tangelo Sampson a fait l'objet d'essais très suivis aux USA car il donne que des embryons asexués ce qui permet d'obtenir une descendance uniforme. Il est sensible au tristeza.
Le mandarinier Cléopâtre, utilisé aux USA et sur la côte sud de la Chine est réputé tolérant à l'égard du quick décline ( tristeza). Il est un peu plus sensible à la gommose que le bigaradier, mais nettement plus résistant au sel. On lui reproche de retarder un peu la mise à fruits. Sa croissance en pépinière est assez lente et la reprise des greffes n'est pas aussi bonne qu'avec le bigaradier.
Le cédrat ne constitue qu'un fort médiocre sujet pour le planteur, bien qu'il présente des qualités appréciables pour le pépiniériste.
Le citrus junos ou Yuzu était jadis très utilisé au Japon où il a été supplanté par Poncirus. Dans ce pays, il donnerait de bons résultats avec thomson's navel.
Le poncirus trifoliata a fait , en Algérie, l'objet d'essais assez étendus. Il a donné de bons résultats avec mandarinier, clémentinier, Satsuma et kumquat. Mais il n'a guère procuré que des déboires avec les autres espèces. Il est lent a se mettre en végétation, au printemps, et sa transplantation donne une reprise difficile. Il est moins résistant à la gommose que le bigaradier. Il craint le calcaire et nanise le greffon ( exocortis) à l'excès. On le vente beaucoup car il permettrait d'étendre la culture des agrumes, grâce à la résistance au froid qu'il confère au greffon.( sauf citronnier)
Il faut noter à son avantage une amélioration de la précocité qui est à considérer. Il est peu attaqué par les nématodes mais redoute le sel.
Des genres voisins de Citrus: Aeglopsis, atalantia, triphasia, etc... ont été préconisés pour les terres alcalines ( Russie).

Re: Essai de greffe en vert...bien partie?
de Fr@nck le 19 Aoû 2011, 16:26
foufouche a écrit:Cela m'interroge aussi car lorsque l'on greffe sur Poncirus de 2-3 ans...le PG n'est pas en mesure de fournir encore des fruits mais à priori cela fonctionne.

Lorsqu'on prélève un rameau d'un arbre mature il reste mature à vie et est en mesure de produire rapidement des fleurs, mais lorsque le porte greffe est trop vigoureux il peut parfois induire une "fausse" juvénilité qui normalement ne dure pas longtemps.
Pour ce qui est des liens tu devrais essayer les flexibandes qui ont l'avantage de ne pas avoir besoin d’être enlevées ou desserrées, elles se désagrègent au bout de quelques semaines.




Voilà le plus intéressant à mon avis ! Extrait d’une discussion de cet autre très très bon Forum de Patrice : http://www.greffer.net/
L'auto-greffe accélère la mise à fruit ?
http://www.greffer.net/forum/viewtopic.php?t=1642
sutefan
Inscrit le: 21 Jan 2008
Posté le: 21 Jan 2008 20:09 Sujet du message: L'auto-greffe accélère la mise à fruit ?

________________________________________
Bonjour,

J'avais lu sur un pdf du net (une thèse je crois) que parfois une autogreffe pouvait accèlerer la mise à fruits.
Certains d'entre vous ont ils déjà essayés ?


autrevie
Inscrit le: 15 Jan 2007
Localisation: Moran 71 cote d'or France zone6
Posté le: 22 Jan 2008 17:02 Sujet du message:


________________________________________
auto greffe?haaa greffer la meme variété que le PG ,je m'explique:
semer une pomme et greffer la meme variété dessus....
si c'est bien la question,oui ca accélère la mise a fruit.

André
Inscrit le: 18 Aoû 2006
Localisation: Levallois
Posté le: 22 Jan 2008 17:07 Sujet du message:


________________________________________
Non, je crois que ce que Sutefan voulait dire est le fait de greffer un rameau d'un jeune arbre sur ce même arbre.

Le principe étant que plus un arbre "souffre" plus il met vite à fruit.

J'imagine que comme un rempotage fréquent avec taille des racines, cela peut accélérer les choses.

A vérifier...


sutefan
Inscrit le: 21 Jan 2008
Posté le: 22 Jan 2008 18:18 Sujet du message:


________________________________________
Oui André c'est tout à fait ça que je voulais dire.

Bon j'ai relu le document et je me suis un peu emballé, certainement en lisant ce paragraphe :

"Il a travaillé sur des autogreffes de jeunes plants
de Gossypium hirsutum et les a analysés 5 semaines après le greffage.
Il a constaté une accumulation de cations dans le sujet et par rapport
aux parties comparables des témoins et surtout une modification de
la répartition des éléments entre le sujet et le greffon. Le sujet est plus
riche en Ca et plus pauvre en K que le témoin. L’inverse est vrai pour
le greffon. Ces résultats sont intéressants non seulement pour donner
une idée de ce qui se passe dans les premiers temps de l’union des plantes greffées, mais aussi pour éclairer le problème des voies de transport possibles des éléments."

Le texte entier (66 pages) qui parle de la théorie des greffes et des résultats pratiques se trouve ici :

http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_5/b_fdi_23-25/29711.pdf


azertien

Inscrit le: 17 Juin 2007
Posté le: 27 Fév 2008 23:19 Sujet du message:


________________________________________
il me semble avoir lu à peu près la même chose mais de façon moins scientifique. je vous la résume ainsi.....

Un pommier A issu d'un semis de pépin peut mettre 15 ans avant de fournir le moindre fruit....... il n'est pas greffé et on l'appelle ainsi FRANC.


Imaginez un deuxième pommier B issu du même semi de pépin et sur lequel vous allez greffer un rameau de notre pommier A

la mise à fruit du pommier B greffé ne durera pas quinze ans mais durera
quatre ou cinq ans......... (trois fois plus rapide)

cela me semble répondre à peu près à votre question.

On peut sans doute se débarrasser des maladies sur certains arbres par la greffe, car un rameau jeune contient moins de virus..... et est donc un peu plus productif.

C'est le principe de la culture in vitro. Ainsi on a pu régénérer des palmiers en Algérie en cultivant des méristèmes qui ne comportaient aucun virus....

floyd

Inscrit le: 25 Jan 2008
Localisation: le Mans
Posté le: 28 Fév 2008 00:20 Sujet du message:


________________________________________
Bonjour,
Déjà cité l'excellent ouvrage de Pascal Prieur, la taille raisonnée des arbustes d'ornement, chez Ulmer, indique à la page 27, dans un schéma explicite, le rôle des principales hormones végétales étroitement liés à la taille:
1/ les gibberélines, synthèse dans les jeunes feuilles et racines; induisent l'allongement céllulaire, l'allongement des entre-nœuds et surtout l'inhibition de l'induction florale.
2/ les auxines, synthèse dans les apex en croissance, induction florale, inhibition du développement des bourgeons axilaires.
3/ citokinines, synthèse dans les apex racinaires, induisent la division cellulaire, la juvénilité des rameaux, l'inhibition de l'induction forale, la levée de l'inhibition des bourgeons axilaires, le retard de la sénécences des feuilles, le développement vertical.

Toutes ces indications issues des travaux de Raimbault et Chartier de 1990. (nb: Pierre Raimbault a enseigné à l'INH- merci Pierre)

azertien

Inscrit le: 17 Juin 2007
Posté le: 29 Fév 2008 23:11 Sujet du message:


________________________________________
Je n'ai pas le temps de procéder à ces expériences. La greffe est réputée pour accélérer la mise à fruits..... mais effectivement il est impossible de tout généraliser. Plusieurs paramètres sont à prendre en compte effectivement. Je ne faisais que reprendre de mémoire une phrase trouvée dans un manuel de greffage...

azertien

Inscrit le: 17 Juin 2007
Posté le: 29 Fév 2008 23:34 Sujet du message:


________________________________________
Par ailleurs, il arrive souvent qu’une greffe produise bien plus
rapidement des fleurs et des fruits qu’un semis de la même espèce, et
les arbres greffés peuvent avoir une fructification plus abondante ou
plus précoce que les arbres francs de pied (par suite de l’action du
bourrelet de greffe sur la circulation de la sève).

.......

En règle générale, les végétaux sont plus vigoureux et atteignent
de plus grandes dimensions une fois greffés sur un porte-greffe convenable.
Un ouvrage de pratique horticole, comme celui de BALTET[ 5 , I 9481
en fournit de nombreux exemples : Sorbier, certains Pins et Sapins,
beaucoup d‘arbres fruitiers. VIVIAN[ I ~ I1, 9 j I] a montré clairement que
les arbres fruitiers tiennent‘ principalement de la greffe leur vigueur
végétative accrue.








patrice
Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 10 Jan 2006
Localisation: Ardèche
Posté le: 11 Mar 2008 05:42 Sujet du message:


________________________________________
azertien a écrit:
Je n'ai pas le temps de procéder à ces expériences. La greffe est réputée pour accélérer la mise à fruits.....


Lorsque le rameau est prélevé sur un arbre fructifière...
Citation:
La greffe en fente faite à l' automne facilite beaucoup la reprise des fruits à noyau particulièrement les pruniers.


Quel rapport avec l'auto-greffe? Vous nous citez depuis plusieurs messages de généralités sur le greffage et non l'auto-greffe, à l'exception d'une phrase :
Citation:

I1 est d’observation courante qu’un rameau greffé provenant d’un
jeune semis porte des fruits plus vite que les plants témoins restés francs
de pied. Tous les jardiniers le savent.


Eh non justement c'est le débat...

Alex

Inscrit le: 15 Sep 2006
Localisation: Haute Normandie - USDA 8a
Posté le: 11 Mar 2008 07:17 Sujet du message:


________________________________________
patrice a écrit:
azertien a écrit:
I1 est d’observation courante qu’un rameau greffé provenant d’un
jeune semis porte des fruits plus vite que les plants témoins restés francs
de pied. Tous les jardiniers le savent.

Eh non justement c'est le débat...


Bonjour,

Je n'ai pas tout à fait compris le problème comme celà :

* Un greffon issu d'une branche déjà fructifère greffé sur un franc de semis non fructifère portera des fruits plus rapidement que le franc de semis (PG) non greffé.

* Mais quid d'un greffon issu d'un franc de semis non fructifère greffé sur un franc de semis non fructifère ?


patrice
Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 10 Jan 2006
Localisation: Ardèche
Posté le: 11 Mar 2008 07:41 Sujet du message:


________________________________________
Alex a écrit:

* Mais quid d'un greffon issu d'un franc de semis non fructifère greffé sur un franc de semis non fructifère ?


c'est bien comme cela que j'ai compris aussi la question.
"un rameau greffé provenant d’un jeune semis" sous entend que le greffon n'est pas prélevé sur un arbre fructifère.


alias

Inscrit le: 26 Fév 2008
Localisation: bouches du rhone
Posté le: 11 Mar 2008 07:57 Sujet du message:


________________________________________
Toujours est il qu'un semi d'agrume greffe sur un poncirus de semi, fera des fruits plus rapidement que le semi .
On peut gagner plusieurs années. Quand on sait qu'il faut entre 8 et 14 ans pour avoir des fruits sur un semi d'agrume, c'est intéressant.



floyd

Inscrit le: 25 Jan 2008
Localisation: le Mans
Posté le: 11 Mar 2008 08:43 Sujet du message:


________________________________________
Bonjour,
Pour tenter de préciser cette notion d'arbre ou de rameau fructifère:
On se rappellera l'importance de l'auxine dans l'induction florale.
L'action de cette hormone issu des apex, bourgeons terminaux, est contrecarrée par les gibberelines venues des racines.
Un rameau fructifère rend compte d'un végétal ou l'action de l'auxine est suffisament forte pour produire l'induction florale ou pour l'avoir produite.
Le cas du greffon de pecher qui fleurit s'explique ainsi.
Les plants de semis, vigoureux, tout en bois et racines, ont une physiologie ou dominent gibberelines et cytokinines.
Dans ce dernier cas, le greffon moins facilement alimenté en sève riche en giberreline, peut se comporter differemment et "en profiter pour évoluer à fleur". Auto-greffe ou pas.

sutefan

Inscrit le: 21 Jan 2008
Posté le: 11 Mar 2008 09:14 Sujet du message:


________________________________________
Donc l'hypothèse de départ du post, à savoir que la greffe modifie le passage des éléments et par la induit une mise à fruit plus rapide serait bonne ?

Si oui dans ce cas là nul besoin de prendre deux arbres différents,
il suffirait d'échanger deux branches d'un même arbre, non ?

Dans le même ordre d'idée, une branche cassée puis ressoudée devrait faire de même ?

floyd
Inscrit le: 25 Jan 2008
Localisation: le Mans
Posté le: 11 Mar 2008 09:25 Sujet du message:


________________________________________
Bonjour,
sutefan a écrit:
… l'hypothèse de départ du post…

Oui mon argumentation (qui reste à valider) me pousse à le croire.
La physiologie des hormones végétales est un monde complexe. Je n'en suis pas spécialiste, loin de là.

alias
Inscrit le: 26 Fév 2008
Localisation: bouches du rhone
Posté le: 12 Mar 2008 07:29 Sujet du message:


________________________________________
C'est fort probable vu qu'il a etc prouve qu'une branche mise a l'horizontale sera plus rapidement fructifère qu'une branche verticale.
Tout est question d'hormone et de poussée de sève






André

Inscrit le: 18 Aoû 2006
Localisation: Levallois
Posté le: 12 Mar 2008 23:17 Sujet du message:


________________________________________
La greffe Luiset ne diffère de celle en écusson que par l'insertion d'un œil à fruit ou d'un bourgeon fructifère au lieu d'un œil à bois.

On l'appelait précédemment la greffe Girardin et on la pratiquait pour obtenir des fruits, sur de très-jeunes arbres, et les rendre propre à fructifier pendant long-temps.
Cette greffe doit son nom à la famille GIRARDIN, qui l'une des premières s'est occupée de la culture des arbres fruitiers à Montreuil près de Paris, et a posé les bases de la taille qu'on y pratique depuis avec tant de succès.

A propos de la greffe Luizet, voir aussi :
http://books.google.fr/books?id=Z_xIAAA ... wloE&hl=fr


azertien

Inscrit le: 17 Juin 2007
Posté le: 22 Mar 2008 23:27 Sujet du message: Fructification


________________________________________
citation......

si l 'on veut obtenir promptement par la greffe du fruit sur un sujet de variété nouvelle il faut greffer les rameaux de l' extrémité de l' arbre les derniers poussés; si on les prend à la base fussent ils plus vigoureux on sera sûr d'attendre les fruits une ou deux années de plus car sur les égrains mêmes c'est presque toujours sur les bois des deux ou trois dernières pousses que naissent les premières fleurs.

alias

Inscrit le: 26 Fév 2008
Localisation: bouches du rhone
Posté le: 23 Mar 2008 08:39 Sujet du message:


________________________________________
J'ai un cas qui peut nous interesser:

J'ai un citrus auriculata qui n'a jamais fleuri. J'ai pris un greffon que j'ai greffe sur bigaradier.
Depuis 2 ans, j'ai des fleurs sur ce nouveau plan alors que le plan d'origine n'a jamais fleuri.
J’espère que les fruits vont tenir cette année pour que je sache ce que c'est. L’année dernière, le nouveau sujet était un peu trop jeune.




floyd

Inscrit le: 25 Jan 2008
Localisation: le Mans
Posté le: 23 Mar 2008 10:23 Sujet du message:


________________________________________
Hors sujet intéressant, qui confirme que le stress provoqué par le greffage permet une induction florale plus rapidement.

alias
Inscrit le: 26 Fév 2008
Localisation: bouches du rhone
Posté le: 24 Mar 2008 08:23 Sujet du message:


________________________________________
Ce n'est pas un hors sujet dans le sens ou vous surgreffez le jeune arbre par lui même.
Le porte-greffe a alors plus aucun intérêt, hormis le fait de donner un certain interet organoleptique au fruit et d'avoir un impact sur la vigueur.
Pour ce qui est de la mise a fruit, c'est valable que ce soit de l'autogreffe ou une greffe sur un autre sujet.
C'est le phenome lui même, de greffe qui met en jeu des hormones qui induits la mise a fruit plus ou moins rapidement.

floyd
Inscrit le: 25 Jan 2008
Localisation: le Mans
Posté le: 24 Mar 2008 09:07 Sujet du message:


________________________________________
Bonjour,
Ceci est une auto-citation…
Citation:
On se rappellera l'importance de l'auxine dans l'induction florale.
L'action de cette hormone issu des apex, bourgeons terminaux, est contrecarrée par les gibberelines venues des racines.
Un rameau fructifère rend compte d'un végétal où l'action de l'auxine est suffisament forte pour produire l'induction florale ou pour l'avoir produite.


Précisons que "l'induction florale" c'est la transformation d'un méristème standard (à bois) en ébauche de fleurs. Un de ces "changements de programmes" bien indispensables.
La sève ce n'est pas qu'une question de tuyau, mais aussi de molécules transportées, et ce dans les deux directions, sève élaborée /sève brute.


alias
Inscrit le: 26 Fév 2008
Localisation: bouches du rhone
Posté le: 24 Mar 2008 09:10 Sujet du message:


________________________________________
La seve est l'equivalent de notre sang.




http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_5/b_fdi_23-25/29711.pdf
Citations :
LA GREFFE,
SES CONDITIONS ANATOMIQUES,
ET SES RÉSULTATS GÉNÉTIQUES ÉVENTUELS
SES CONS~QUENCES PHYSIOLOGIQUES
PAR D. SCHEIDECKER

124 II. - RELATIONS DU PORTE-GREFFE ET DU GREFFON ;
EFFETS DE LA GREFFE
Le recours à la greffe en tant que moyen de multiplication suppose
le maintien des caractères spécifiques du greffon. Les réalisations horticoles
sont orientées en ce sens. Elles ne matérialisent donc pas toutes
les possibilités. Mais si nous assistons normalement à la conservation
des caractères essentiels nous voyons en revanche, presque toujours,
se modifier le comportement physiologique. Ces modifications entrainent
des variations morphologiques d’ordre quantitatif et ne se consoivent
pas sans variations, quantitatives ou qualitatives, de la composition
chimique. Nous sommes là dans le domaine de l’action du milieu :
toute greffe étant un cas extrême de changement du milieu.
Cependant, il a aussi été observé : soit un mélange entre les caractéristiques
des partenaires, soit l’apparition de caractéristiques nouvelles


131B. - MODIFICATIONS MORPHOLOGIQUES ET PHYSIOLOGIQUES
On dispose surtout d’une quantité extrêmement importante de
données sur la croissance, le développement, les caractéristiques morphologiques
et certaines caractéristiques chimiques des greffons en fonction
des porte-greffe utilisés. L’influence du greffon sur le sujet a cependant
été étudiée elle aussi. Les observations les plus nombreuses - et de
loin - ont trait aux arbres fruitiers et à la Vigne, dans les conditions
courantes de la greffe horticole. Mais quelques travaux, anciens et
récents, traitent aussi des plantes herbacées ou d’autres techniques de
greffe sur plantes arbustives (greffe mixte).
I1 est impossible - et inutile - ici de prétendre donner une sorte
de catalogue de toutes les variations constatées dans les greffes. Nous
nous bornerons à quelques exemples, aussi représentatifs que possible.
La comparaison est génêralement faite entre les influences de portegreffe
différents sur un même greffon ou de greffons différents sur un
même porte-greffe. Ceci ne constitue pas, et il faut bien le souligner,
un ensemble comparatif complet, en raison de l’absence de véritables
témoins ; c’est-à-dire : et de plantes non greffées et de plantes greffées sur
elles-mêmes.

I) MODIFICATION QUANTITATIVES
DE LA CROISSANCE ET DE LA PRODUCTIVITE?
En règle générale, les végétaux sont plus vigoureux et atteignent
de plus grandes dimensions une fois greffés sur un porte-greffe convenable.
Un ouvrage de pratique horticole, comme celui de BALTET[ 5 , I 9481
en fournit de nombreux exemples : Sorbier, certains Pins et Sapins,
beaucoup d‘arbres fruitiers. VIVIAN[ I ~ I 1, 9 j I] a montrê clairement que
les arbres fruitiers tiennent‘ principalement de la greffe leur vigueur
végétative accrue. Dans des expériences Técentes, greffage de Solanées,
faites par M. PICHENO(STo lauz~szi glnibrifalizm, Petmlia violacea et Capsiczmz
anmum sur Dah-a strai~zotzi~i~le?s~ )g reffons ont été plus robustes que les témoins francs de pied et ont eu des feuilles de plus grandes dimensions et des fruits plus gros.

Toutefois, dans certains cas particuliers les porte-greffe ont pour
effet de réduire le taux de croissance du greffon, phénomène bien connu
et couramment utilisé en arboriculture (a Dwarfing rootstocks ))) et
même en horticulture (jardins japonais).
Le greffage n’a donc pas toujours une même action. Les résultats
peuvent être différents, pour une même plante, suivant le porte-greffe
adopté. Les horticulteurs choisissent ainsi le sujet en fonction de la
<( forme )) qu’ils veulent obtenir : le Pommier Borowitsky se greffe sur
Paradis pour la culture en cordon, sur Doucin pour celle en gobelet
ou en basse tige ; le Pêcher Belle Bausse se greffe sur Prunier pour la
culture en espalier, sur franc ou sur Amandier pour la culture en basse
tige ou en demi-tige, etc. La croissance d’un arbre greffé est un compromis
entre le taux de croissance du porte-greffe et celui du greffon (et
celui aussi du greffon intermédiaire s’il y a lieu). Dans les greffes ordinaires,
l’influence du porte-greffe domine celle du greffon [ I ~ z ,1 gj71.
Ce n’est‘ pas seulement la vigueur des parties végétatives qui varie,
mais aussi le nombre et les dimensions des fleurs et des fruits, qui sont
très souvent plus nombreux et plus gros chez les plantes greffées. BALTET
[ j, I 9481 dit : (( un arbre greffé sera plus disposé à fleurir et à fructifier
qu’un sujet de la même espèce franc de pied )). On pourrait multiplier
les exemples. Ainsi admet-on comme une règle générale que les Vignes
greffées sont plus productives que les autres. Sur plantes annuelles,
M. PICHENOT[ I~z,1 956 ; 133,1357; 134,1917 ; 1 3 5 ~19 571 signaleaussi
une augmentation de la taille des fleurs et des fruits. En U. R. S. S., on
pratique en certains endroits la greffe du Melon sur la Courge ; la
production ‘de melons s’en trouve accrue.
Dans un tout autre domaine, chez des greffes embryonnaires de Blé,
après autotransplantation comme après hétérotransplantation, la croissance
en longueur et en poids des racinessest nettement influencée par
. le greffage, d’après PILETe t STROUN[1 36, 19181.


132 ) MODIFICATION DES RYTHMES DE DÉVELOPPEMENT
Le greffage modifie pratiquement toujours les rythmes de développement.
IENIKEIE[7V7, 19571 a étudié de ce point de vue des hybrides - ou.
métis - des Cerisiers américain et chinois (x ceniwu b~sse~vxi tome%
tom). C. tometzatosn est plus prtcoce que C, besseyk : sa floraison commence,
en moyenne, 8 jours plus tôt et la maturation, plus hâtive elle-même,
atteint son apogée avec une avance portée, en moyenne, à 17 jours.
Les courbes de floraison -et maturation des hybrides observés coïncident
avec celles de C. foilrenfosn, ce qui donne à penser que le matériel
étudié peut être, soit aberrant, soit partiel. Or, si l’on prélève des greffons sur ces hybrides francs dl pied pour les enter sur C. bessgd les courbes
en cause tendent à se rapprocher de celles propres à ce porte-greffe et
parent à la fois : floraison retardée de j à 7 (contre 8) jours et maturation
de 6 à 1.5 (contre 17) jours.
des conclusions généralement valables. Nous l’avons cité n’ayant pas
d’autre exemple certain d‘un retard de floraison dû au greffage.
En revanche, les exemples d’une accélération des processus tant de
floraison que de maturation sont très nombreux.
Le Raisin mûrit plus tôt sur les Vignes greffées que sur les mêmes
cépages francs de pied.
Dans les travaux de STROUN sur la transplantation embryonnaire des
céréales pn trouve aussi des exemples d’épiaison plus rapide chez des
plantes greffées [I 6 I , I 9 61.
La plupart des exemples innombrables, dont on dispose à propos du
cycle annuel des arbres fruitiers et de la Vigne, permettent de comparer
l’action de porte-greffe différents sur des greffons identiques. Cette
action sur la durée du cycle est en général évidente : ainsi, le raisin
mûrit plus tôt sur porte-greffe Riparia que sur tous autres porte-greffe
d’usage courant.
Si on envisage le cycle de développement, non plus sous son aspect
annuel, mais SOUS celui de la vie entière de la plante, on peut faire plusieurs
constatations :
x - I1 est d’observation courante qu’un rameau greffé provepant d’un
jeune semis porte des fruits plus vite que les plants témoins restés francs
de pied. Tous les jardiniers le savent. Le Pommier greffé fructifie plus
vite que franc de pied, etc,, IENIKEI[E77V, 19571 cite l’exemple précis
d‘hybrides de Cerasm besseyi x Przmris ixrwiemis qui, francs de pied,
se mettent à fruits la 3e année, plus rarement la 4e, alors que, sur tous
les porte-greffe essayés, les greffons du même hybride se sont mis à
fruits la ze année.
- S’il s’agit là d’un effet général de la greffe, il n’en reste pas moins
que sur certains porte-greffe la précocité est encore plus grande que sur
d’autres. C’est le cas en particulier des porte-greffe nanifiants pour les
espèces‘ fruitières [71, 1927 ; 31, 19.54 ; 142, 19.571.
- Enfin la greffe est susceptible de modifier la durée de vie normale
de la plante. I1 faut distinguer ici plusieurs cas :
a) le sujet et le greffon sont tous deux vivaces. D’après ce ’qu’on sait
de certains arbres fruitiers, le greffage tendrait dans ce cas-là à diminuer
la durée de vie de la plante. MATHON I O^, 19j9] rappelle que, francs
de pied, le Poirier et le Pommier peuvent vivre plus de 300 ans, mais
que le Poirier greffé sur Cognassier ne dépasse guère 75 ans et que le
Pommier ne vit que z j ans sur Paradis (Malm pzmzila), un peu plus
longtemps sur Doucin (Malzfs acerba) et 7j ans ou plus sur franc ;
b) le sujet et le greffon appartiennent à des catégories différentes.
Souvent le rapprochement peut se faire entre plantes annuelles,
bisannuelles et vivaces sans que la durée de vie de chacune des plantes
soit modifiée : greffe d'Anthirrimm 'orom%mz, annuel et de Lharia urdgaris,
vivace ; de Pois annuel et de Pois vivace.
Certains auteurs signalent cependant, à la suite de greffage de ce
type, des modifications de la durée de vie normale, notion qui, d'ailleurs,
dans bien des cas, demanderait à être précisée. KLOZ [8j, 17571 rapporte
avoir conservé la Tomate vivante pendant trois années après l'avoir
greffée sur le Lyciet (Lycizm haLimqolianz>.
A propos des modifications des rythmes -de développement à 1; suite
du greffage, il faut rappeler que plusieurs travaux ont montré que le
<¿ stimulus D de la floraison pouvait se transmettre par greffage.


145
Enfin, il ne faut pas donner une interprétation abusive à ce qui n’est
qu’une conséquence secondaire d’un effet physiologique normal du
greffage. Nous avons vu, dans les travaux de KIRPAL SINGH [84, I 9 j 41,
que l’intensité de la coloration rouge des oranges sanguines est fonction
du porte-greffe. Or, l’auteur pense qu’il s’agit probablement là simplement
d’une influence des basses températures (influence bien connue
sur la pigmentation anthocyanique) auxquelles les fruits ont été exposés
sur les arbres greffés sur Citrus (( Kama B, par suite d‘une défoliation
précoce. I
En ce qui concerne l’action du froid et l’influence des partenaires de
la greffe les uns sur les autres dans ce domaine, il faut se souvenir que
les facteurs de résistance au froid sont multiples [98, 19j1]. La teneur
en glucides, la pression osmotique du suc cellulaire, la teneur en eau
entrent en ligne de compte, mais aussi la durée du cycle végétatif et
le rythme de la dormance [I 29, 19j 81. Les mêmes corrélations ne peuvent
être établies dans tous les cas quand il s’agit de greffes, ce n’est pas
toujours le même mécanisme qui doit jouer. Les qualités de résistance
au froid sont certainement d’es conséquences de modifications physiologiques
dues à. la greffe, modifications macrotrophiques ou microtrophiques,
régulation dei périodes de végétation. L’importance des
différents organes laissés à chaque partenaire joue évidemment un rôle
dans le déterminisme de ces phénomènes. On ne peut formuler d’hypothèse
précise dans le cas des Pommiers étudiés par FILEWICeZt M ODLIBOWSKA
[46, 19j j] pour lesquels on ne dispose que d’observations de
caractère pratique. Mais ces auteurs soulignent eux-mêmes le caractère
complexe du problème en précisant que les exemples d’ (( influence
réciproque )) qu’ils donnent ne peuvent être généralisés et qu’il n’est
pas question d’affirmer que n’importe quelle variété résistante est
capable de conférer sa rusticité à n’importe quelle variété sensible avec
laquelle elle se trouve unie.

153 On a émis l’hypothèse que les substances de croissance prendraient
une part importante dans le jeu des influences du porte-greffe sur le
greffon, et vice veersa, pour le déterminisme de la vigueur [83, 19561.
II semble que les porte-greffe (( affaiblissants )) (c dwarfing a) induiraient
un type de croissance analogue en bien des points à celui des
plantes pauvres en auxine. Des substances synthétisées par le portegreffe
pourraient détruire ou inhiber l’auxine produite par le greffon.
Cette hypothèse ne repose cependant que sur des observations comparatives,
et non sur des dosages ou des vérifications expérimentales.
PILET et STROUN ont, eux, étudié cette question sur des greffes
embryonnaires de Blé [I 3 6, ‘ I 9 j 8 J. L’activité auxine-oxydasique des
’racines des témoins et des différentes combinaisons de greffe a été dosée.
I1 suffit que la nature de l’embryon ou de l’albumen change pour que,
automatiquement, les caractéristiques de l’activité enzymatique des
racines issues des semences ayant subi des transplantations embryonnaires
soient appréciablement modifiées.
Le taux de croissance d’une greffe dëpend du porte-greffe comme
du greffon. Les facteurs entrant en jeu sont innombrables et, pour
dégager l’essentiel, il suffit parfois de penser à des explications très
simples. SHANNONe t ZAPHRI[SI ~ I 1,g j8] -ont constaté, sur des Citrus,
une influence plus marquée de la variété la plus vigoureuse sur le taux
de croissance quand on l’employait comme greffon que lorsqu’on en
faisait le porte-greffe. Ceci peut être simplement attribué au fait que
les feuilles de cette variété ont normalement une plus grande surface,
donc une pxoduction plus importante de substances énergétiques.
En ce qui concerne la nutrition minérale, il faut songer à l’absorption
d’une part, au transport d’autre part. L’influence, sur la tecteur en éléments
minéraux de la plante greffée, du partenaire dont on utilise le
système radiculaire dépend, d’abord du développement des racines,
de leur capacité d’échange des bases [173, 19j j ; 4, Igfi71, de leur activité
respiratoire [172, 19j z ; etc.], de la perméabilité sêlective dealeur protoplasme.
Le même greffon de Pommier, enté sur des porte-greffe différents
cultivés dans un sol pauvre en I<, peut manifester ou non, en
fonction du porte-greffe, des symptômes de carences (exemple cité
par REUTHER[ I~o,1 9581). L’influence du greffon sur la quantité et Id
nature des éléments minéraux présents dans la plante greffée est plus
indirecte, mais incontestable et parfois prépondérante. I1 faut tenircompte de l’action du scion, par les substances qu’il élabore, sur le
développement et la composition des racines, tenir compte aussi de la
capacité d’accumulation des feuilles pour les différents éléments [28, 19j 21.
Les possibilités de transport doivent aussi être prises en considération.
BUKOVACT,U CKEeYt WITTVER( étude citée dans [I 9, I 9 j 7]), travaillant
sur le Pommier, ont démontré que moins de phosphore radio-actif 32P
et moins de calcium 45Ca absorbés par le porte-greffe étaient transportés
à un scion vigoureux (var. Mac Intosh) breffé sur un porte-greffe chétif
(var. East, Malling IX) qu’au même scion greffé sur un porte-greffe
vigoureux (var. East Malling XVI).
Pour ce qui est de la séve brute, il semble cependant que cette question
de transport ne puisse pas jouer le rôle de facteur limitant. ROGERS
et BEAKBAN[E1 42, 19571 rapportent les travaux de plusieurs auteurs
dont il ressort que la structure du xylème n’est pas la même chez des
variétés plus OLT moins vigoureuses de Pommiers porte-greffe ou greffons.
Les variétés les plus vigoureuses ont des vaisseaux en général plus
larges et aussi plus nombreux (25 pour IOO de tissu vasculaire pour le
xylème de racines d’arbres vigoureux de 2-3 ans contre j pour IOO
pour les variétés faibles de même age). Mais il est probable que le nombre
de vaisseaux dans la tige est normalement très supérieur àv ce qui est
nécessaire au transport de l’eau. Les mêmes auteurs estiment que les
possibilités de transport et de stockage du phloème ont beaucoup plus
d’importance pour la physiologie des greffes, en particulier dans leur
intervention sur les effets des variétés dites (( affaiblissantes D. DICKSON
et SAMUELS[3 7, I 9 j 61 ,s ur Pommiers porteurs de greffons intermédiaires
(( affaiblissants D, ont injecté du 32P dans des pétioles et observé une
grande concentration de l’isotope dans l’intermédiaire. L’effet inhibiteur
sur la croissance de ces fragments de tige (ou d’écorce) proviendrait
d’un arrêt du courant de substances organiques descendant normalement
vers les racines. Le greffon nain ainsi obtenu fructifie plus tôt
que dans les cas ,où sa croissance est normale. DANA[3 1, 19541 a.Ctudi.5
de même les conditions de transport, mais aussi le pouvoir réducteur“
des glucides des feuilles, sur des combinaisons analogues, qui montraient
aussi une plus grande précocité.
Mais ce n’est pas le seul mode d’action des porte-greffe affaiblissants
)) [9, 19j6 ; 142, 19j71. I1 peut y avoir un effet de compétition entre
les tissus des partenaires. Dans les organes non assihilateurs, la respiration,
l’accomulation et l’utilisation des éléments nutritifs se localisent
surtout dans les tissus parenchymateux. Or, les variétés de Pommier
diffèrent quant à la qCiantité, et à la répartition de leurs tissus parenchymateux.
En sus d’un rapport élevé écorce /bois, certains porte-greffe
(( affaiblissants )) ont un xylème et un phloème très riches en parenchyme
et contenant donc plus de tissus vivants par unité de volume
de tige et de racine que les autres porte-greffe. Leurs besoins mttaboliques
par unité de volume sont donc plus grands. I1 y aura par conséquent
compétition entre les divers points de consommation des glucideset les racines utiliseront une propoQion relativement plus grande de
l’ensemble des substances nutritives disponibles chez ces porte-greffe.
A ceci correspondent des différences dans l’activité respiratoire. On a
pensé que, chez les porte-greffe (< affaiblissants n, un rapport plus élevé
entre tissus vivants et surface de la plante provoquerait une disette
d’oxygène aboutissant à une respiration réduite, alors que chez les
porte-greffe permettant une croissance vigoureuse du greffon, un rapport
bas entre tissus vivants et surface de la plante permettrait un approvisionnement
abondant en oxygène, c’est-à-dire une respiration plus
active. HASSAN[7 0, 19j31 a effectivement trouvé un taux de respiration
par unité de tissu vivant plus élevé chez les seconds.
D’autres auteurs, cités par ROGERSe t BEAKBAN[E1 42, 19j7] ont
montré que les possibilités d’assimilation des greffons étaient plus
faibles sur porte-greffe (( affaiblissants )). Dans certains cas cette différence
pourrait provenir en grande partie du fait que l’activité photosynthétique
se poursuit plus tard dans la saison sur les autres portegreffe.
Nous voyons donc, suivant leurs caractéristiques propres, les partenaires
de la greffe exercer une action physiologique les uns sur les
autres, action qui se traduit par des modifications quantitatives du
métabolisme des substances nutritives et des substances oligodynamiques.
Les mécanismes de cette action. sont extrêmement complexes,
tous 6 les processus physiologiques étant étroitement dépendants les uns
des autres. I1 serait simpliste de vouloir les examiner isolément ou
d’expliquer l’influence d’une plante donnée sur une autre par le jeu d’un
seul facteur. Le mode d’action des porte-greffe (( affaiblissants )) dépend,
par exemple, certainement de tout un faisceau d’effets physiologiques
liés les uns aux autres. L’étude attentive de ces relations entre portegreffes
et greffon permet cependant de comprendre bien des variations
de morphologie, de croissance et de rythme de développement.


on sait
158 ANNÉE BIOLOGIQUE
que le stimulus de la floraison peut être transmis, par greffage, d’un
donneur en état de mise à fleurs à une plante réceptrice qui eût été
incapable de fleurir livrée à elle-même [u, 1936 ; etc.]. Sur des greffes
d‘Heliam%iq atzw1.s on a montré récemment que des tissus de mutants
albinos réagissent dans ce cas’comme des tissus normaux [69, 1gj81.
Mais toutes les tentatives pour isoler la substance active ont échoué.
On sait, par ailleurs, que I’auxine est intimement liée au contrôle de
la floraison (( by affecting one particular link in a chain of processes
terminating in the formation of the flowering substance N [165, 1958,


MOMENT DU GREFFAGE ET DE LEUR CONSTITUTION GENÉTIQUE
L’influence que deux organismes réunis par la greffe exercent l’un
sur l’autre dépend non seulement de leurs caractéristiques spécifiques
et individuelles, mais des organes fournis par chacun d‘eux à la combinaison,
de leur âge ou stade de développement au moment du greffage
et de leur constitution génétique.
Dans le cas des greffes ordinaires (greffes fruitières habituelles),
les études sur l’influence relative des deux partenaires (et sur celle
éventuelle du troisième, c’est-à-dire d’un greffon intermédiaire) ont
porté surtout sur la croissance. On a montré [IO, 1956 ; 142, 19571 que,
dans le jeu des actions réciproques, c’était le système radiculaire qui
tenait le rôle prépondérant. Cet accent m i s sur l’influence des racines
correspond sans doute non seulement à leur fonction d’absorption,
mais à ce qu’on commence à connaître de leur rôle dans les synthèses
organiques.
La croissance de la greffe, et en particulier celle du système radiculair;
du porte-greffe, dépendent cependant aussi de la nature du greffon
ou de celle du greffon intermédiaire [166, 1914 ; 143, 1955 ; 154, 19571.
Dans le cas des greffes mixtes, le fait de maintenir des possibilités
d’assimilation aux deux partenaires modifie les conditions de la greffe
et le jeu des influences réciproques. L’éCole mitchourinienne a beaucoup
insisté sur cette technique de greffe pour accentuer l’influence possible
du porte-greffe sur le greffon.


Bonnes lecture et bon courage à Cheepp.
Je pense avoir compris maintenant beaucoup de choses..... :lol: :wink:
PS: ce que je voulais mettre en signature mais qui comporte trop de caractères. Le nombre maximal de caractères autorisé est 150. :cry:
La différence la plus importante entre l'Homme et l'animal: grâce à l'écrit, c'est la transmission du savoir et de la pensée dans l'espace et dans le temps! Espérons que le net l'améliore encore sans inquisition et censure. Mais gardons toujours notre esprit critique. Je sais que je ne sais rien! et les autres pas grand chose. Attention à ceux qui annoncent la vérité révélée et indiscutable devant l'éternel.......
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Re: Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agru

Messagepar bouladou » 11 Jan 2012, 20:52

Je continue mon monologue, pour les faignants qui ne savent ou ne veulent pas lire: Là: http://www.agrumes-passion.com/post30572.html#p30572 Greffe de juveniles
J'ai écris:
Re: Greffe de juveniles
Messagede bouladou le Aujourd’hui, 21:34
Benh Olivier(Olive 07)! Tu n'as pas suivie la musique? :D Le titre: Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agrumes a la prétention d'être une petite synthèse de ce sujet. :roll: je te fais la synthèse en très rapide:
Tu prend un Poncirus de 2 ans , tu greffe un greffon d'ichang lemon ou satsuma etc (âgé et fructifère), puis quelques mois après tu surgreffe un greffon de yuzu (âgé et fructifère) et dés les premières pousses tu palisse. L'année d"après tu met en plus de la gibbérelline( non de l'auxine) et tu as des chances d'avoir des fruits!
:wink:

edit du 14/09/2012
bouladou
 

Re: Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agrumes

Messagepar Paf » 15 Fév 2012, 11:18

Il est vrai que ce n'est pas très clair mais au moins ce sujet a le mérite de lister des échanges intéressants. Il y a une partie du forum qu'il faudrait développer ou réhabiliter : la partie expérimentations.
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Re: Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agru

Messagepar bouladou » 23 Sep 2012, 20:39

Voilà un produit que nous fait découvrir Ilya11:
Paclobutrazol, inhibiteur de gibbérelline, améliore la formation des fleurs sur les arbres adultes et diminue la période juvénile.
Il s'agit de publication scientifique: " Phase change in citrus - The effects of main stem node number, branch habit and paclobutrazol",
accès normalement payante.
http://www.jhortscib.org/Vol69/69_1/21.htm
Paclobutrazol est autorisé en UE, mais sa distribution est réserve aux professionnels.

Voilà ce que j'ai trouvé sur le net: http://translate.google.fr/translate?hl ... CCgQ7gEwAA
bouladou
 

Re: Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agru

Messagepar ilya11 » 23 Sep 2012, 22:32

Je peux vous envoyer pdf de cette publication par email
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Re: Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agru

Messagepar bouladou » 14 Fév 2013, 13:58

Dans les discussions ci-dessous, la précocité de la mise à fruit est abordé. J’ai donc extrait les échanges pour ici.
http://www.agrumes-passion.com/plantation-entretien-f49/topic3130.html

inclinaisons et arcures
par patrice » 16 Sep 2012, 17:04
Bonsoir.

Est-ce que les agrumes sont sensibles aux effets d'arcure et d'inclinaison, en vue d'hâter la première mise à fruits?

Merci.

patrice

Re: inclinaisons et arcures
par Olive07 » 16 Sep 2012, 20:14
Oui, c'est pratiqué à l'INRA lors de regénération de variétés virosées.
Les semis sont greffés, et arqués. Ils fructifient plus rapidement et celà permet de valider les caractères pomologiques.

Je crois que les premiers fuits arrivent au bout de 4 ou 5 ans, après le semis.
Regarder un agrume, c'est s'évader dans un monde féerique !

Olive07

Re: inclinaisons et arcures
par patrice » 17 Sep 2012, 04:58
Et sur les sujets greffés avec du greffon fructifère? (genre plantation inclinée à 30° tel on fait avec d'autres fruitiers (bouché thomas), arcure des branches tel on fait dans les champs de production avec les pommiers, etc.)

patrice

Re: inclinaisons et arcures
par Olive07 » 17 Sep 2012, 08:33
Je crois qu'Alias utilise cette méthode pour faire débourrer des yeux de porte greffe. Mais pour accellerer la fructification, je ne sais pas.
Regarder un agrume, c'est s'évader dans un monde féerique !

Olive07
Pétale batifolant

Re: inclinaisons et arcures
par partagas » 17 Sep 2012, 10:57
Tout fruitiers qui a les branches palissées complétement a l"horizontale avance la mise a fruit,les agrumes fond pas exception,on incline petit a petit sur du bois tendre et malléable bien sur.
partagas

Re: inclinaisons et arcures
par patrice » 17 Sep 2012, 11:22
En effet, le contraire serait étonnant, ma surprise est de n'avoir jamais vu quelqu'un se livrer à ces pratiques sur les agrumes.

- Soit Arcure :


- Soit en Bouché Thomas (résumé de la méthode ici : http://croqueurs88.free.fr/pdf/BT514.pdf) . C'est d'ailleurs ce qui me fait poser la question ; j'ai un agrume qui était déjà fructifère. Il était posé sur une palette (pour éviter le contact avec le sol l'hiver, mais laissé ainsi en place. La palette au fil du temps est passé à travers, l'arbre s'est incliné. Comme tout le monde le sait maintenant, cette année, mes agrumes ont été relativement à l'abandon. Et il s'est formé la fameuse tige de reprise de verticale au niveau du point de greffe (cf page 8 du PDF, "gourmand de base"). Et là bien sûr ca m'a fait penser au Bouché Thomas : bon sang, mais pourquoi n'ai-je pas pensé à tester les inclinaisons et arcures sur les agrumes en vue d'hâter leur mise à fruits. (tout du moins une variante, sans affranchissement du porte-greffe,

patrice

Re: inclinaisons et arcures
par partagas » 17 Sep 2012, 11:32
Oui ça vaut le coup de le faire, L'inra procède ainsi sur des arbres de semis pour éviter d'attendre des années pour tester les fruits, en Italie on procède aussi pas mal comme ça pour hâter le truc.



http://www.agrumes-passion.com/limettiers-bergamotiers-f5/topic64-45.html

Re: Galerie Photo du Limettier
par Sylvain » 12 Fév 2013, 23:48
Citrus aurantifolia est connu pour ça. Elle fleurit en 2-3 ans en climat tempéré. 17 mois en tropical ça paraît normal.
De toute manière je n'ai jamais cru en la théorie du "node count", du moins en sa précision.

Quand on regarde où arrivent les premières fleurs sur un agrume franc c'est parfois en haut de l'arbre, parfois les branches basses et parfois tout l'arbre d'un coup. Alors la théorie sur le compte des nœuds...

Sylvain


Re: Galerie Photo du Limettier
par Jardipathe » Hier, 08:12
Bonjour,
Sylvain a écrit:Quand on regarde où arrivent les premières fleurs sur un agrume franc c'est parfois en haut de l'arbre, parfois les branches basses et parfois tout l'arbre d'un coup. Alors la théorie sur le compte des nœuds...


Le comptage des "noeuds" ou unités de croissance te donne des infos sur le développement de l'arbre, par sur l'endroit où va se manifester la floraison qui pour une espèce / variété donnée reste identique.

Lionel
Jardipathe


Re: Galerie Photo du Limettier
par partagas » Hier, 12:47
Tres juste l'aurantifolia ici donne a 2,3ans
De memoire beaucoup de fruitiers de franc fructifient entre 2 et 5ans maximum.
Le pamplemousse chadec et Tahiti,tout les agrumes de semi sont rapide en général par ici,rare d'attendre plus de 6ans..
avocatier 3,a 5ans
corossolier 3ans
pomme cannelle 3ans
carambolier 3ans
bibacier 3,4ans
anacardier 3ans
abricot pays 3ans
et encore beaucoup d'autres.
A savoir qu'en pot ca va bien plus vite qu'en pleine terre,mais c'est tout a fait normal.
partagas


Re: Galerie Photo du Limettier
par Sylvain » Hier, 14:03
Jardipathe:
Le comptage des "noeuds" ou unités de croissance te donne des infos sur le développement de l'arbre, par sur l'endroit où va se manifester la floraison qui pour une espèce / variété donnée reste identique.
Ben si, justement, le compte n'est pas le même selon que tu prends des branches verticales vigoureuses ou des petites branches pendante en bas du tronc.Or il arrive que ce soient les branches basses avec peu de feuilles qui portent les fruits ce qui est contraire à la théorie.

Sylvain

Re: Galerie Photo du Limettier
par bourru » Hier, 14:44
Sylvain a écrit:Or il arrive que ce soient les branches basses avec peu de feuilles qui portent les fruits ce qui est contraire à la théorie.

Sur la pointe des pieds, car avec l'esprit de contradiction de ces foutus agrumes, j'y perds mon latin
on peut dire que sur les autres fruitiers (rosacées, entre autres), c'est seulement
quand les branches s'écartent de la verticale et commencent leur arcure naturelle
que l'on passe à fruits.
Tant et si bien que l'arcure artificielle demeure l'un des moyens les plus sûrs pour forcer
la mise à fruit d'un arbuste récalcitrant.
C'est même en s'appuyant sur l'angle du rameau que les anciens ont mis au point
la technique de la taille fruitière de l'olivier: en éventail.
on supprime la brindille qui a fructifié et a dépassé l'horizontale,
on garde sa voisine amont, oblique, pour la prochaine récolte
et les verticales pour les années suivantes.
Tous nos néo oléiculteurs d'Alsace-Lorraine vous le diront
Un jour pourtant, un jour viendra, couleur d'orange...

bourru

Re: Galerie Photo du Limettier
par Fr@nck » Hier, 16:04
Sylvain a écrit:Or il arrive que ce soient les branches basses avec peu de feuilles qui portent les fruits ce qui est contraire à la théorie.

Sur quelles variétés tu observes cela ? Sur des semis d'orangers et bigaradiers de ma voisine elle cueille ses fruits au 1er étage depuis 20 à 40 ans. De toute façon il y a plusieurs voies pour obtenir le même résultat.

Fr@nck

Re: Galerie Photo du Limettier
par Sylvain » Hier, 22:13
Bouru, ce phénomène existe chez les agrumes mais est très faible. Par exemple tu peux restructurer une plante en partant des tiges verticales vigoureuses. Elle ne feront pas de fleurs cette année mais en feront l'année prochaine. Chez le poirier par exemple c'est beaucoup plus problématique.

Fr@nck, je rapportais les discussions qu'il y a eut sur le forum américain. Personnellement ma seule expérience est sur des mandarines de semi et les fruits sont apparus sur toute la périphérie en même temps. Donc la règle était respectée.

> elle cueille ses fruits au 1er étage depuis 20 à 40 ans.
Tu veux dire sur les branches basses?

> De toute façon il y a plusieurs voies pour obtenir le même résultat.
Je ne comprends pas.

Sylvain

Re: Galerie Photo du Limettier
par Fr@nck » Hier, 23:01
Sylvain a écrit:Tu veux dire sur les branches basses?

Non pas au rez-de-chaussée, les fruits commencent vers 3.40m environ.
Sylvain a écrit:> De toute façon il y a plusieurs voies pour obtenir le même résultat.
Je ne comprends pas.

Soit on laisse pousser soit on bricole en greffant sur du shekwasa ou on surgreffe à la russe, ,arqûre , palissage etc. Je ne pense pas qu'il ai de méthode miracle ou de norme assurée pour lever la juvénilité( et pourtant je cherche...)

Fr@nck
bouladou
 

Re: Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agru

Messagepar Paf » 14 Fév 2013, 16:18

Merci de remonter ces discussions :wink:
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Re: Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agru

Messagepar bouladou » 14 Fév 2013, 16:45

inclinaisons et arcures
par Paf » il y a 21 minutes

Arquer les branches en arboriculture fruitière est chose courante. Quand j'étudiais, c'était le "Solaxe" qui était plébiscité avec Pajam 1 et 2 (Lancep et Cepiland) sur Pommier. Sur olivier, la taille visant à former un arc est assez répandue également. Le but est de contenir la vigueur (apparition de rejets, gourmands) dans le but d'améliorer la production et limiter l'alternance, sans la "relancer" par une taille trop sévère par exemple (il y a alors production de bois).
Si mes souvenirs d'arbo sont corrects, la mise à fruits est hâtée, le calibre est plus homogène et la qualité des fruits meilleure mais il convient également de rajeunir ces branches car la fructification décline d'année en année. Sauf sur cerisier où la taille ne se limite qu'à un "éclaircissage d'extrémité de rameaux (le cerisier ne supporte pas les tailles "trop sévères" et est sujet à de nombreuses attaques sur les coupes).

On peut également s'intéresser au palissage des agrumes. La mise à fruit doit être améliorée mais je pense que là aussi, à trop canaliser la vigueur, la fructification doit faiblir dans le temps. D'où une nécessité là encore de renouveler le "vieux bois" (plus fructifère mais portant moins de fruits au final). :wink: :D
bouladou
 

Re: Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agru

Messagepar Jloup27 » 09 Fév 2017, 17:00

Désolé de déterrer le sujet, le principal moyen pour hâter la mise à fruit est donc d'arquer les branches si j'ai bien compris.

Il y a également le fait de greffer une partie du semis sur un porte greffe plus âgé en espérant lever la juvénilité une fois qu'il aura été greffé de nouveau sur le semis d'origine.
Dites-moi si je me trompe.

Par contre je n'ai pas bien compris une partie, le fait de couper le semis et de lui regreffer son propre rameau accélère la mise à fruit ?

Merci d'avance !
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Re: Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agru

Messagepar Sylvain » 09 Fév 2017, 17:41

> le principal moyen pour hâter la mise à fruit est donc d'arquer les branches si j'ai bien compris.
Là, tu vas être déçu. C'est vrai pour les rosacées, pas pour les rutacées.
D'ailleurs on devrait supprimer cette discussion inutilisable et la recommencer proprement... :D
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Re: Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agru

Messagepar Jloup27 » 09 Fév 2017, 18:35

Oui ça serai intéressant :D ça paraît bourré d'infos mais peut utilisable.
Donc si j'arque mon petit hybride issu de semis ça ne permettra pas du tout d'accélerer sa mise a fruit ? Il ne me reste donc qu'à attendre et ne pas le tailler donc... :)
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Re: Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agru

Messagepar Sylvain » 09 Fév 2017, 18:47

Il a quelle taille?
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Re: Comment accélérer et améliorer la mise à fruits des agru

Messagepar Jloup27 » 09 Fév 2017, 18:54

C'est une question général même pour mes prochains semis.
Celui que j'ai en ce moment : http://www.agrumes-passion.com/mandariniers-clementiniers-f3/topic5560.html
La photo est pas terrible, il fait 6-7 cm.
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